LVMH-L'opérationnel recule en 2014, mais Vuitton accélère

mardi 3 février 2015 22h22
 

par Pascale Denis

PARIS (Reuters) - LVMH a vu son résultat opérationnel baisser en 2014, pour la première fois depuis 2009, plombé par la chute de ses ventes de cognac Hennessy en Chine et des effets de change négatifs, mais Louis Vuitton, sa marque phare, a fait mieux qu'attendu en fin d'année.

Comme ses concurrents, LVMH a été confronté à une chute en Chine des ventes de cognac liée aux mesures anti-corruption de Pékin, aux remous politiques de Hong Kong et à un plongeon des flux touristiques russes.

Dans ce contexte, "LVMH a signé un bon millésime", a déclaré son PDG, Bernard Arnault, lors de la présentation des résultats annuels, se disant "relativement confiant sur l'évolution globale des affaires en 2015", grâce notamment aux effets de la baisse de l'euro sur les ventes du groupe.

Le chiffre d'affaires de LVMH, également propriétaire de Bulgari, Céline, Moët & Chandon, Guerlain ou Sephora, a totalisé 30,64 milliards d'euros (+6% en données publiées), un chiffre légèrement supérieur aux 30,5 milliards attendus.

La croissance organique, ramenée à 5%, a accusé sa plus faible performance depuis 2009, où les ventes avaient reculé de 4%.

La progression des ventes a été solide en 2014 aux Etats-Unis (+8%) et au Japon (+8%), tandis qu'elle a fléchi de 1% en Asie et progressé modestement de 3% en Europe, pour cause notamment de chute du rouble.

Le résultat opérationnel courant de 5,715 milliards d'euros, inférieur aux 5,84 milliards du consensus Thomson Reuters I/B/E/S, a reculé de 5%, après un lourd impact de change de 280 millions d'euros, mais aussi plombé par le cognac et le pôle montres-joaillerie, où la restructuration de Tag Heuer a contrebalancé les bons résultats de Bulgari.

  Suite...

 
Bernard Arnault, PDG de LVMH. Le groupe de luxe a vu son résultat opérationnel baisser en 2014, pour la première fois depuis 2009, plombé par la chute de ses ventes de cognac Hennessy en Chine et par des effets de change, tandis que sa division phare, la mode-maroquinerie, a bouclé l'exercice sur une croissance de seulement 3%. /Photo prise le 3 février 2015/REUTERS/Charles Platiau