La Grèce demande un mois pour faire des propositions

lundi 2 février 2015 13h44
 

par Ingrid Melander et Angeliki Koutantou

PARIS/ATHENES (Reuters) - Le nouveau gouvernement grec a entamé sa campagne pour la renégociation des accords sur la réduction de sa dette et a commencé à revenir sur les mesures d'austérité imposées par ses créanciers internationaux.

A l'issue d'une première semaine menée au pas de charge, l'équipe d'Alexis Tsipras a fait savoir vendredi qu'elle n'avait pas l'intention de coopérer avec la "troïka" formée par la Commission européenne, la Banque centrale européenne (BCE) et le fonds monétaire international (FMI), et qu'Athènes ne demanderait pas d'extension du programme d'assistance financière qui expire le 28 février.

Le chef de file de Syriza, parti de la gauche radicale vqinqueur des électoins du 25 janvier, cherche au contraire à persuader ses partenaires européens de lui accorder un répit, le temps qu'un nouvel accord soit conclu sur cette dette qui représente 175% du produit intérieur brut du pays, soit 320 milliards d'euros.

Dimanche à Paris, le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, a proposé d'élaborer des propositions d'ici un mois afin de parvenir à un accord avec les créanciers internationaux et a exclu de solliciter une nouvelle tranche d'aide d'ici-là.

"Ce n'est pas que nous n'avons pas besoin d'argent, nous sommes aux abois", a-t-il reconnu lors d'une conférence de presse commune avec son homologue français, Michel Sapin.

"Au cours des cinq dernières années, la Grèce n'a vécu que pour la tranche de prêt à venir. Comme des toxicomanes, nous ne pensions qu'à la dose suivante", a-t-il déploré, jugeant le moment venu de "décrocher".

Si Athènes pouvait disposer d'un mois pour formuler ses propositions, un accord réaliste avec ses partenaires serait envisageable six semaines plus tard, a-t-il assuré.

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Le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis (à gauche), aux côtés de son homologue britannique, George Osborne, Athènes demande un mois pour faire des propositions sur sa dette. /Photo prise le 2 février 2015/REUTERS/Matt Dunham