Les Bourses européennes plombées par la Grèce et les résultats

mardi 27 janvier 2015 18h35
 

PARIS (Reuters) - Des résultats en demi-teinte de sociétés telles que Siemens, Philips et Ericsson et l'inconfort créé par l'issue des élections grecques de dimanche ont stoppé mardi l'élan des Bourses européennes, qui ressortaient de huit séances d'affilée dans le vert.

Les investisseurs craignent que le nouveau gouvernement grec ne rentre en conflit avec l'Union européenne sur les modalités de l'aide à apporter encore à Athènes. De fait, le nouveau Premier ministre Alexis Tsipras, dont le parti de gauche Syriza a remporté comme prévu les législatives de dimanche, a dévoilé mardi un gouvernement composé essentiellement d'adversaires de longue date des mesures d'austérité imposées à la Grèce par ses créanciers internationaux.

À Paris, le CAC 40 a terminé en baisse de 50,92 points, soit 1,09%, à 4.624,21 points. Le Footsie britannique a lâché 0,6% et le Dax allemand 1,57%, tandis que l'indice EuroStoxx 50 a abandonné 1,22% et le FTSEurofirst 300 0,82%.

La Bourse d'Athènes a sous-performé pour la deuxième journée d'affilée, rétrogradant encore de 3,7% après son recul de 3,2% lundi. L'indice des bancaires grecques a chuté lui aussi pour la deuxième séance consécutive, cédant 11,7% après avoir inscrit de nouveaux plus bas records en séance.

Plusieurs banques grecques accusent les pertes les plus sensibles au sein des indices FTSEurofirst 300 et Stoxx 600, pertes variant de 13% à plus de 10%.

A l'inverse, la Bourse suisse s'est distinguée par un gain de 1,28%, portée par une baisse du franc qui, de l'avis des cambistes, est entretenue par des interventions de la Banque nationale suisse (BNS).

Tous les indices sectoriels européens ont fini dans le rouge, à l'exception de celui des sociétés de services aux collectivités qui a engrangé un gain minime de 0,03%. Pour les autres, les pertes varient de 0,90% à 2,32%, les valeurs cycliques en particulier souffrant des nouvelles incertitudes nées des élections grecques et des contre-performances économiques de groupes tels que Siemens.

Confrontés à ce contexte chahuté, les investisseurs divergent quant à leur appréciation de l'évolution des places européennes. Gary Paulin (Aviate Global) est d'avis de continuer à acheter, ne serait-ce que par le soutien apporté par la Banque centrale européenne (BCE) avec son programme d'assouplissement quantitatif (QE) annoncé jeudi dernier.

Au contraire, Ion-Marc Valahu (Clarinvest) affirme "profiter des rallies pour réduire l'exposition aux actions".   Suite...

 
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES