UPS pâtit de mauvaises prévisions

vendredi 23 janvier 2015 19h16
 

CHICAGO (Reuters) - United Parcel Service (UPS) a annoncé vendredi que ses résultats avaient souffert de coûts plus élevés qu'attendu au quatrième trimestre, la demande ayant été inférieure à ses prévisions au moment du pic d'activité de la période, ce qui devrait le conduire à relever ses tarifs pour la prochaine saison des fêtes de fin d'année.

Evoquant un marché décevant aux Etats-Unis, le numéro un mondial de la messagerie express a précisé que son bénéfice par action trimestriel serait inférieur aux attentes du marché comme à sa propre prévision.

"Il est clair que nos résultats financiers ont été décevants au cours de ce trimestre", dit le directeur général, David Abney, dans une notification aux autorités boursières. "Si les clients ont bénéficié d'un service de haute qualité, cela a eu un coût pour UPS."

"A l'avenir, nous allons réduire nos coûts d'exploitation et mettre en place de nouvelles stratégies de prix durant la période du pic d'activité", a-t-il ajouté.

UPS a également annoncé que la croissance de son bénéfice par action attendu en 2015 serait légèrement inférieure à son objectif à long terme de 9% à 13%.

FedEx, son principal rival, a pour sa part réaffirmé ses prévisions de bénéfices pour son exercice fiscal 2015 s'achevant le 31 mai.

En 2013, UPS et FedEx avaient souffert pendant la saison des fêtes d'une explosion tardive des commandes sur internet, face à laquelle ils s'étaient retrouvés incapables d'acheminer quelque deux millions de colis à la veille de Noël.

L'an dernier, les deux groupes ont donc amélioré leur coordination avec les distributeurs pour éviter un tel engorgement, ce qui s'est traduit pour UPS par 500 millions de dollars d'investissements.

Or, a-t-il expliqué vendredi, la hausse des volumes de colis à expédier le jour du "Cyber Monday", censé marquer le pic des achats en ligne, et le 22 décembre a été moins marquée qu'anticipé, d'où une baisse de la productivité.   Suite...

 
United Parcel Services s'attend désormais pour le quatrième trimestre à un bénéfice par action inférieur aux attentes du marché en raison de performances décevantes sur le marché américain. /Photo d'archives/REUTERS/John Sommers II