Le marché du parfum, en panne de créativité, reste atone

jeudi 22 janvier 2015 22h13
 

par Pascale Denis

PARIS (Reuters) - Le marché français du parfum, toujours aux prises avec une consommation morose, est resté stable en 2014 après deux années consécutives de baisse, selon des chiffres publiés jeudi par l'institut d'études de marché NPD.

Les ventes de parfums réalisées dans les chaînes de parfumeries, grands magasins et parfumeries indépendantes et qui comptent pour les deux tiers du marché dit "sélectif" de la beauté (cosmétiques et maquillage compris) ont grappillé 0,2% l'an dernier pour totaliser 1,9 milliard d'euros.

Le marché reste cependant en fort repli en volume, avec un recul de 4,2% tandis qu'il est parvenu à se maintenir en valeur grâce à des hausses de prix (+3,8% en moyenne) ainsi qu'à une évolution du "mix" vers des parfums très haut de gamme.

Les flacons vendus à plus de 100 euros la bouteille et qui représentent environ 8% des ventes du circuit sélectif ont ainsi vu leurs ventes grimper de 35% l'an dernier, en valeur comme en volume.

"La tendance n'est pas nouvelle. Le phénomène existe depuis au moins quatre ans, avec le développement des parfums de niche et de l'offre des grandes marques sur ce créneau très porteur", explique Mathilde Lion, experte beauté chez NPD.

Nombre de grands noms comme Chanel, Dior (groupe LVMH) ou Hermès se sont lancés sur ce créneau avec des collections "privées" ou "exclusives" proposant des jus plus élaborés et plus distinctifs.

Ces parfums, qui ont souvent recours à des concentrations plus élevées et des ingrédients naturels, constituent la réponse des grandes marques au succès des parfums de niche.

L'acquisition récente, par l'américain Estée Lauder, des maisons françaises Le Labo et Editions de Parfums Frédéric Malle témoigne de la volonté du géant des cosmétiques d'élargir sa base de clientèle très haut de gamme.   Suite...

 
Le marché français du parfum, aux prises avec une consommation morose, est resté stable en 2014 après deux années consécutives de baisse. Les ventes de parfums réalisées dans les chaînes de parfumeries, grands magasins et parfumeries indépendantes et qui comptent pour les deux tiers du marché dit "sélectif" de la beauté (cosmétiques et maquillage compris) ont grappillé 0,2% l'an dernier pour totaliser 1,9 milliard d'euros. /Photo d'archives/REUTERS/Eric Gaillard