La Suisse dit pouvoir faire face à la nouvelle politique monétaire

dimanche 18 janvier 2015 12h57
 

par Caroline Copley

ZURICH (Reuters) - La Suisse peut faire face aux conséquences de l'abandon surprise du cours plancher du franc suisse annoncé cette semaine par la Banque nationale suisse (BNS), qui a fait bondir la devise nationale, déclare dimanche la ministre des Finances de la confédération, Eveline Widmer-Schlumpf.

"J'ai confiance dans la capacité de notre économie à faire face à cette décision. Nos entreprises sont dans une bien meilleure position qu'en 2011 lorsque ce taux plancher a été introduit", dit-elle dans des entretiens publiés par les quotidiens SonntagsBlick et Schweiz am Sonntag.

"Si le taux de change reste au-dessus de 1,10 franc suisse pour un euro, les entreprises devraient pouvoir s'ajuster", poursuit-elle.

Depuis septembre 2011, le franc suisse ne pouvait passer sous le seuil de 1,20 pour un euro. La décision de la BNS, dont l'annonce a surpris les marchés, a provoqué sa brusque appréciation: le franc suisse a gagné près de 30% contre l'euro.

Des acteurs économiques suisses se sont émus de cet abandon. Le secteur touristique, particulièrement exposé aux fluctuations de changes, affirme enregistrer déjà des annulations de réservations en provenance d'Europe.

MENACES SUR L'EMPLOI

Hans Hess, président de SwissMem, qui représente l'industrie des machines, des équipements électriques et des métaux, affirme pour sa part le quotidien NZZ am Sonntag qu'une entreprise industrielle sur cinq est confrontée à une "menace existentielle".   Suite...

 
Vue de Zurich. La Suisse peut faire face aux conséquences de l'abandon surprise du cours plancher du franc suisse annoncé cette semaine par la Banque nationale suisse (BNS), qui a fait bondir la devise nationale, déclare dimanche la ministre des Finances de la confédération, Eveline Widmer-Schlumpf. /Photo prise le 23 décembre 2014/REUTERS/Arnd Wiegmann