La zone euro prête au mieux à rééchelonner la dette grecque

vendredi 16 janvier 2015 19h44
 

par Jan Strupczewski

BRUXELLES (Reuters) - Le parti de gauche anti-austérité grec Syriza devra honorer les dettes d'Athènes et poursuivre les réformes s'il parvient aux affaires après les élections législatives du 25 janvier en Grèce mais la zone euro pourrait accepter un rééchelonnement de la dette, estiment plusieurs responsables européens.

La formation dirigée par Alexis Tsipras, en tête des sondages à neuf jours du scrutin, s'est engagée à négocier une réduction de l'endettement du pays et à mettre fin à l'austérité budgétaire mais elle s'est aussi déclarée déterminée à maintenir la Grèce au sein de la zone euro.

L'Allemagne a mis en garde de manière répétée et cette semaine encore la Grèce contre une remise en cause des réformes économiques et a exclu toute décote sur la dette grecque.

"Nous n'envisageons pas d'annulations de la dette", a dit pour sa part à Reuters Valdis Dombrovskis, vice-président de la Commission européenne.

Des responsables européens ont déclaré que le nouveau gouvernement grec pourrait discuter de changements dans les politiques économiques mais que les marges de manoeuvre étaient limitées.

"Si Tsipras veut survivre, être accepté en Europe, il devra faire preuve d'un certain degré de réalisme", a expliqué un représentant de la zone euro.

Une extension de la maturité des prêts à la Grèce et la suppression de la petite prime d'intérêt encore appliquée sur certains de ces prêts, des options envisagées depuis un certain temps déjà, sont ce que Syriza peut espérer de mieux.

"La zone euro serait certainement prête à faire le maximum de ce qui est en son pouvoir pour répondre à une partie du programme politique de Syriza mais il y des limites claires : une annulation de dette est inacceptable", a dit ce représentant de la zone euro. "Et la Grèce doit poursuivre les réformes et l'amélioration de sa situation financière, cela fera partie de tout accord."   Suite...

 
Le parti de gauche anti-austérité grec Syriza devra honorer les dettes d'Athènes et poursuivre les réformes s'il parvient aux affaires après les élections législatives du 25 janvier en Grèce mais la zone euro pourrait accepter un rééchelonnement de la dette, estiment plusieurs responsables européens.  /Photo d'archives/REUTERS/François Lenoir