Paris veut avancer sur la taxe sur les transactions financières

mercredi 14 janvier 2015 21h51
 

PARIS (Reuters) - La France veut relancer les discussions sur la taxe sur les transactions financières, au grand dam de ses banques, à l'occasion des réunions européennes des 26 et 27 janvier.

Le ministre des Finances, Michel Sapin, a consulté depuis lundi des organisations non gouvernementales (ONG) et le secteur financier pour avancer sur ce projet, après l'échec des discussions sur la proposition française au mois de décembre.

L'objectif est de parvenir à une nouvelle proposition sur les bases définies ces derniers jours par François Hollande, qui a relancé le dossier: une assiette large et un taux faible.

La France demandera l'organisation d'une réunion des onze pays qui ont donné leur accord de principe pour mettre en oeuvre une telle taxe, en marge des réunions de l'Ecofin et de l'Eurogroupe, a-t-on appris de source gouvernementale.

La composition de l'assiette ne serait pas encore arrêtée, pas plus que le taux de la taxe ou l'objectif de recettes.

Reçus mercredi par Michel Sapin, "les acteurs financiers de la Place de Paris ont réitéré leur opposition totale et leur incompréhension face à une telle initiative", a annoncé la Fédération bancaire française dans un communiqué.

Cette taxe serait "contraire aux intérêts de l'économie française, des entreprises, des investisseurs et de la Place de Paris", ajoute-t-elle.

Les autorités françaises ont quant à elles toujours expliqué qu'elles prenaient très au sérieux la préservation de l'attractivité de la place financière de Paris.

Un responsable de l'industrie financière se désole pourtant sous couvert de l'anonymat en soulignant le risque de délocalisation d'activités vers des pays qui n'appliqueront pas cette taxe, en particulier la place de Londres.   Suite...

 
La France veut relancer les discussions sur la taxe sur les transactions financières, au grand dam de ses banques, à l'occasion des réunions européennes des 26 et 27 janvier. /Photo d'archives/REUTERS/Brendan McDermid