Eurotunnel cherche un repreneur pour sa filiale MyFerryLink

vendredi 9 janvier 2015 16h13
 

PARIS (Reuters) - Eurotunnel a annoncé vendredi qu'il allait chercher un repreneur pour sa filiale MyFerryLink après la confirmation par la justice britannique de l'interdiction faite à la compagnie maritime de relier Douvres à Calais.

Eurotunnel a annoncé qu'il prenait acte d'une décision "illogique" qui "réduit la concurrence sur le détroit et porte atteinte à la liberté d'entreprendre".

"Devant l'interdiction qui lui est faite et pour valoriser le travail effectué, le groupe va chercher un repreneur pour la compagnie", a-t-il ajouté.

Jacques Gounon, le PDG d'Eurotunnel, a quant à lui estimé que MyFerryLink était une réussite industrielle et commerciale mais que compte tenu de la position britannique, son avenir se jouerait maintenant en dehors du groupe.

La cour d'appel britannique chargée de la concurrence (competition appeal tribunal) a confirmé vendredi la position de l'autorité de la concurrence britannique, jugeant que l’exploitation de la liaison Douvres-Calais par la filiale d'Eurotunnel représentait une distorsion de concurrence par abus de position dominante dans le transport transmanche.

Les juges britanniques ont donné six mois à Eurotunnel pour cesser d'opérer via MyFerryLink.

L'opérateur du tunnel sous la Manche avait fait appel d'une décision jugée "aberrante" susceptible selon lui d'entraîner une hausse des prix et menaçant 600 emplois.

De son côté, l'Autorité de la concurrence française avait estimé en 2012 que MyFerryLink pouvait poursuivre son activité.

Alain Vidalies, secrétaire d'Etat aux Transports, a évoqué une décision "profondément injuste" et appelé à "la poursuite du combat en vue du maintien de l'activité" de la compagnie de transport maritime.   Suite...

 
La cour d'appel britannique chargée de la concurrence a confirmé vendredi l'interdiction faite aux ferries de MyFerryLink, filiale d'Eurotunnel, de relier Calais à Douvres. /Photo d'archives/REUTERS/Christian Hartmann