Tous les regards sur l'Allemagne avant le plan de la BCE

dimanche 4 janvier 2015 13h38
 

par Noah Barkin

BERLIN (Reuters) - Tous les regards sont tournés vers l'Allemagne au moment où la Banque centrale européenne (BCE) s'apprête à lancer un programme massif d'achat de dettes d'Etat en faisant fonctionner la planche à billets dans l'espoir de ranimer une économie européenne au point mort.

La chancelière Angela Merkel validera-t-elle l'initiative du président de la BCE, Mario Draghi, comme elle l'avait fait en août 2012 ? Elle avait alors apporté un soutien très remarqué à Mario Draghi qui avait promis, quelques semaines auparavant, de prendre toutes les mesures nécessaires, quoi qu'il en coûte pour préserver l'euro.

Le soutien d'Angela Merkel avait été déterminant pour convaincre les marchés que Mario Draghi avait le soutien politique nécessaire pour passer de la promesse à l'action et pour que les paroles du président de la BCE puissent faire leur effet.

Aujourd'hui, deux ans et demi plus tard, un nouveau soutien de Berlin est tout aussi nécessaire. Sans lui, l'assouplissement quantitatif (QE) - c'est le nom du programme d'achat de dette avec de l'argent frais - risque d'être inefficace.

En outre, une divergence de vues entre l'Allemagne et la BCE, les deux piliers de la zone euro, serait dévastateur pour la crédibilité de la zone euro.

Dans une longue interview au quotidien allemand Handelsblatt parue vendredi, Mario Draghi a semblé préparer le terrain, en disant que le risque que la BCE ne soit pas en mesure de préserver la stabilité des prix était plus élevé aujourd'hui et que l'institut d'émission pourrait devoir agir si l'inflation restait trop faible conformément à son mandat.

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Tous les regards sont tournés vers l'Allemagne au moment où la Banque centrale européenne s'apprête à lancer un programme massif d'achat de dettes d'Etat en faisant fonctionner la planche à billets dans l'espoir de ranimer une économie européenne au point mort. La chancelière Angela Merkel validera-t-elle l'initiative du président de la BCE, Mario Draghi, comme elle l'avait fait en août 2012 ? /Photo d'archives/REUTERS/Fabrizio Bensch