Le cru 2015 des M&A en France s'annonce encore prometteur

jeudi 1 janvier 2015 16h17
 

par Matthieu Protard

PARIS (Reuters) - Les fusions et acquisitions (M&A) en France ont confirmé en 2014 avoir renoué avec leurs niveaux d'avant la crise financière et devraient connaître en 2015 un rythme tout aussi soutenu grâce à un environnement de taux d'intérêt historiquement bas et de liquidités disponibles pour financer des transactions.

Le marasme économique dans lequel l'Europe est plongée devrait en outre continuer d'inciter les entreprises européennes à se lancer dans des opérations de consolidation à domicile ou dans des acquisitions pour conquérir des parts de marché hors du Vieux-Continent.

Dans le même temps, à l'image du rachat par l'américain General Electric des activités d'énergie d'Alstom, les entreprises non européennes devraient elles aussi poursuivre leurs emplettes en Europe.

"Il y a tout lieu de penser que 2015 sera à l'image de 2014, c'est-à-dire une conjoncture morose en Europe et malgré tout, et c'est un paradoxe, un volume important de transactions de M&A", pronostique Matthieu Pigasse, directeur général de Lazard France.

"D'un point de vue macroéconomique, la baisse des prix du pétrole signifie potentiellement un peu plus de croissance en Europe, donc un horizon plus favorable pour les opérations de M&A", poursuit le banquier d'affaires.

Selon les données de Thomson Reuters, le volume des transactions de M&A en France a doublé par rapport à 2013 pour atteindre 245,72 milliards de dollars (environ 202 milliards d'euros), et se rapproche ainsi des volumes enregistrés en 2006 et 2007, c'est-à-dire avant que n'éclate la crise financière de 2008.

A titre de comparaison, les opérations de M&A en France avaient atteint 319 milliards de dollars en 2006 et 303 milliards en 2007. Et 206,7 milliards en 2008.

  Suite...

 
Les fusions et acquisitions (M&A) en France ont confirmé en 2014 avoir renoué avec leurs niveaux d'avant la crise financière et devraient connaître en 2015 un rythme tout aussi soutenu grâce à un environnement de taux d'intérêt historiquement bas et de liquidités disponibles pour financer des transactions. /Photo prise le 14 octobre 2014/ REUTERS/Lucas Jackson