GDF Suez n'envisage pas de scission sur le modèle d'E.ON

mardi 16 décembre 2014 20h29
 

par Geert De Clercq

PARIS (Reuters) - Le PDG de GDF Suez, Gérard Mestrallet, a déclaré mardi que l'ancien monopole gazier n'envisageait pas de scission sur le modèle du groupe allemand E.ON, estimant que les synergies entre ses différentes activités constituaient une force.

Au début du mois, le géant allemand des services aux collectivités a annoncé qu'il allait se scinder en deux pour se séparer de ses activités de production conventionnelle d'électricité et se recentrer sur les énergies renouvelables et les réseaux de distribution.

Cette annonce a fait l'effet d'un électrochoc au sein du secteur en Europe et conduit certains à se demander si d'autres groupes de services aux collectivités devraient suivre l'exemple d'E.ON.

Dans une étude publiée le mois dernier, les analystes de Crédit Suisse soulignaient que GDF Suez souffrait d'une décote de conglomérat de 5% à 40%, suggérant une possible restructuration de la société avec une cotation distincte de ses réseaux français.

Gérard Mestrallet a dit partager la vision d'E.ON sur le secteur de l'énergie, divisé entre l'ancien monde de la production d'énergie thermique centralisée et le nouveau monde des énergies renouvelables et l'efficacité énergétique.

"Mais mettre en Bourse (l'une de nos activités), ce n'est pas du tout envisagé", a déclaré le PDG à la presse.

"Le monde nouveau, nous l'avons et nous le gardons".

Gérard Mestrallet a expliqué que la force du groupe résidait dans l'association de son importante présence à l'international (il possède 40 GW de capacités en Europe et 80 GW dans le reste du monde), de son activité de gaz naturel et GNL et de sa division dédiée aux services.   Suite...

 
Le PDG de GDF Suez, Gérard Mestrallet, a déclaré mardi que l'ancien monopole gazier n'envisageait pas de scission sur le modèle du groupe allemand E.ON, estimant que les synergies entre ses différentes activités constituaient une force. Le géant allemand des services aux collectivités va se scinder en deux pour se séparer de ses activités de production conventionnelle d'électricité et se recentrer sur les énergies renouvelables et les réseaux de distribution. /Photo prise le 28 août 2014/REUTERS/Benoît Tessier