Aucune mauvaise surprise aux tests bancaires britanniques

mardi 16 décembre 2014 12h35
 

par David Milliken et Huw Jones

LONDRES (Reuters) - Les banques britanniques dont l'Etat est actionnaire ont réussi de justesse les tests de résistance menés par la Banque d'Angleterre mais cette dernière a déjà prévenu que ses critères d'évaluation seraient plus sévères l'an prochain, que ce soit sur la solidité du bilan ou l'exposition internationale.

Lloyds, dont l'Etat détient encore 25%, et Royal Bank of Scotland, dont le capital est public à 80%, ont passé les tests 2014, menés sur la base d'un scénario combinant chute des prix immobiliers et hausse du chômage.

Co-operative Bank, qui n'a échappé à la faillite l'an dernier que grâce à un renflouement par ses créanciers obligataires, est la seule grande banque du Royaume-Uni à avoir échoué à cet examen, plus exigeant pour les établissements fortement exposés au marché du crédit immobilier, comme Lloyds ou Nationwide.

Co-op, dont le ratio de fonds propres "durs" ressort à -0,2% dans le scénario le plus sévère, a assuré qu'elle n'aurait pas besoin de solliciter ses actionnaires pour renforcer son bilan mais a ajouté qu'elle n'afficherait sans doute aucun profit pendant les trois prochaines années.

De son côté, Lloyds, si elle a réussi les tests, n'est pas encore assurée d'être autorisée à verser un dividende au titre de 2014, une distribution qui nécessite un feu vert des autorités de tutelle.

Les investisseurs ont toutefois accueilli avec soulagement la réussite de Lloyds et RBS à des tests conjuguant l'hypothèse d'un krach immobilier et celle d'une hausse des taux d'intérêt.

"Même si le succès n'est pas extraordinaire, cela reste un succès (...) Les tests étaient volontairement difficiles et le plus important, c'est qu'ils aient été réussis et qu'on puisse aller de l'avant", a dit David Moss, de F&C Investements.

A la Bourse de Londres, l'action Lloyds gagnait 1,09% à 75,17 pence vers 11h10 GMT tandis que RBS abandonnait 0,14% à 363,2 pence.   Suite...

 
Tous les établissements de crédit britanniques, à l'exception de la banque en difficulté Co-operative Bank, seraient capables de résister à une forte baisse des prix de l'immobilier selon la Banque d'Angleterre (BoE). /Photo prise le 16  décembre 2014/REUTERS/Luke MacGregor