GDF Suez, candidat tout désigné aux projets de cession de l'Etat

lundi 15 décembre 2014 16h43
 

par Geert De Clercq

PARIS (Reuters) - Une nouvelle réduction de la participation de l'Etat français au capital de GDF Suez pourrait constituer la première opération d'envergure du programme de cessions d'actifs envisagé par le gouvernement, estiment sources et analystes du secteur.

Elle s'inscrirait dans le cadre de la vente de cinq à dix milliards d'euros d'actifs dans les 18 prochains mois, dont quatre milliards serviront au désendettement de l'Etat comme prévu par le projet de loi de finances 2015, annoncé en octobre par le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron.

Si les entreprises du secteur de la Défense pourraient elles aussi y contribuer, Emmanuel Macron et la ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, ont clairement indiqué que les participations de l'Etat dans l'énergie seraient en première ligne.

Leurs propos ont déclenché des spéculations sur une éventuelle vente d'une partie de 84,5% du capital d'EDF que l'Etat détient, qui valent aujourd'hui près de 36 milliards d'euros, dans la mesure où la loi prévoit un seuil minimum de détention publique de 70% pour l'entreprise.

Mais une combinaison de facteurs industriels et politiques rend plus probable une nouvelle vente d'actions GDF Suez, certains analystes évoquant jusqu'à 10% du capital qui vaudraient autour de cinq milliards d'euros, pour une participation total déjà réduite de 36,7% à 33,6% depuis une cession en juin.

PLUS DÉLICAT POUR EDF

"L'énergie est le secteur le plus probable pour des cessions mais, entre GDF Suez et EDF, on sent que le nucléaire est le secteur le plus sensible", estime Loïc Dessaint, directeur général de la société de conseil aux investisseurs Proxinvest.   Suite...

 
Une nouvelle réduction de la participation de l'Etat français au capital de GDF Suez pourrait constituer la première opération d'envergure du programme de cessions d'actifs envisagé par le gouvernement,  /Photo d'archives/ REUTERS/Benoit Tessier