Après le fer, BHP et Rio veulent dominer le marché du cuivre

lundi 15 décembre 2014 12h30
 

par James Regan

SYDNEY (Reuters) - Rio Tinto et BHP Billiton accumulent des actifs dans le cuivre avec pour objectif, semble-t-il, d'éliminer les producteurs moins rentables d'un marché mondial qui pèse 140 milliards de dollars (113 milliards d'euros), comme ils l'ont déjà fait sur le marché du minerai de fer.

Séparément ou en commun, Rio et BHP s'apprêtent à extraire des millions de tonnes supplémentaires de cuivre en dépit de la perspective d'une offre excédentaire sur le marché du cuivre dans les quelques années à venir.

"Pour les deux sociétés, il s'agit d'exercer l'influence maximum sur le marché mondial", souligne Gavin Wendt, analyste du secteur pour le cabinet d'étude basé à Sydney MineLife.

"Ceci dit, contrairement au marché du minerai de fer, clairement concentré sur un espace contrôlé par Rio et BHP, la Chine, les débouchés du cuivre sont beaucoup plus vastes, ce qui permet aux petits producteurs de rester dans la course", dit-il.

Plusieurs producteurs de taille plus modeste interrogés par Reuters ont refusé de commenter, estimant qu'il est trop tôt pour tenter d'évaluer l'impact de cette stratégie d'expansion.

L'idée que BHP et Rio travailleraient de concert pour acquérir le contrôle du marché du cuivre n'a jamais été évoquée.

Le Bureau of Resource and Energy Economics australien estime l'excédent d'offre dans le monde à 300.000 tonnes l'an prochain, équivalent à la moitié de la production annuelle de la Corée du Sud.

Le responsable de la division cuivre de Rio, Jean-Sébastien Jacques, a déclaré à des investisseurs ce mois-ci qu'un retour à une situation d'offre déficitaire était peu probable avant l'année 2018 et que le groupe cherchait pour le moment à "se donner un avantage clair" sur ses concurrents.   Suite...

 
Rio Tinto et BHP Billiton accumulent des actifs dans le cuivre avec pour objectif, semble-t-il, d'éliminer les producteurs moins rentables d'un marché mondial qui pèse 140 milliards de dollars (113 milliards d'euros), comme ils l'ont déjà fait sur le marché du minerai de fer. /Photo d'archives/REUTERS