L'UMP sanctionne une cadre qui s'était rapprochée du FN

lundi 15 décembre 2014 19h43
 

PARIS (Reuters) - Nathalie Kosciusko-Morizet a démis lundi de ses fonctions de secrétaire nationale de l'UMP Fatima Allaoui, conseillère régionale de Languedoc-Roussillon, qui "a admis avoir adhéré il y a un mois à un parti d'extrême droite", annonce le parti.

La vice-présidente déléguée de l'UMP avait convoqué la jeune femme à la suite d'un article de Libération révélant qu'elle avait adhéré au SIEL (Souveraineté, indépendance et liberté), un micro-parti affilié au Rassemblement Bleu Marine (RBM) de la présidente du Front national, Marine Le Pen.

Dimanche, Fatima Allaoui expliquait à Libération avoir "fait une crise d'adolescence politique" et ne s'être tournée vers l'extrême droite que "par désespoir de cause et pour augmenter [ses] chances d’être élue" après le refus de l'UMP de l'investir dans un canton favorable.

Fatima Allaoui avait été nommée vendredi secrétaire nationale à la Formation professionnelle sur proposition de Nathalie Kosciusko-Morizet, un choix validé par Nicolas Sarkozy.

Dans son communiqué, la vice-présidente déléguée justifie l'avoir choisie "pour son parcours, ses compétences et son engagement politique qui n'avait jamais laissé transparaître la moindre ambiguïté à l'égard du Front National et des partis d'extrême droite".

"Dans ces conditions, sa responsabilité de secrétaire nationale lui est retirée", ajoute-t-elle.

Lors d'un discours devant les cadres de l'UMP samedi matin, Nicolas Sarkozy a souligné qu'il n'y aurait "aucune alliance avec le FN aux plans national, régional, local".

(Chine Labbé et Sophie Louet, édité par Yves Clarisse)

 
Nathalie Kosciusko-Morizet a démis lundi de ses fonctions de secrétaire nationale de l'UMP Fatima Allaoui, conseillère régionale de Languedoc-Roussillon, qui "a admis avoir adhéré il y a un mois à un parti d'extrême droite". /Photo prise le 28 novembre 2014/REUTERS/Jacky Naegelen