La BCE incitée à agir par le succès limité des TLTRO

jeudi 11 décembre 2014 14h10
 

par John O'Donnell et Paul Carrel

FRANCFORT (Reuters) - Les banques de la zone euro n'ont emprunté qu'un montant limité à la Banque centrale européenne (BCE) jeudi dans le cadre de sa deuxième opération de refinancement à plus long terme ciblée (TLTRO) et ce succès mitigé plaide pour de nouvelles mesures susceptibles d'inclure l'achat de dettes souveraines.

La BCE a alloué 129,84 milliards d'euros à 306 établissements financiers dans le cadre de cette opération de refinancement à quatre ans à un taux très faible (0,15%).

Ce montant, conforme à celui attendu en moyenne par les économistes et analystes interrogés par Reuters, porte à 212,4 milliards d'euros le total des liquidités prêtées par l'institution dans le cadre de ses deux premières TLTRO, alors qu'elle avait prévu une enveloppe maximale de 400 milliards.

Ces opérations de refinancement exceptionnelles étaient au départ considérées comme l'une des principales armes nouvelles employées par la BCE pour tenter de relancer l'économie de la zone euro et prévenir la déflation.

Leur succès très relatif plaide pour des initiatives supplémentaires, d'autant que le risque déflationniste est toujours bien présent, comme le montre l'annonce jeudi d'une baisse de 0,2% des prix à la consommation en France le mois dernier, et du passage de l'indicateur d'inflation sous-jacente en territoire négatif, du jamais vu depuis le début du suivi en 1990.

PRESSION

Le peu d'intérêt montré par les banques pour les TLTRO complique la tâche de la BCE, qui s'est fixé pour objectif de ramener la taille de son bilan à son niveau de début 2012, ce qui implique une augmentation d'environ 1.000 milliards d'euros.   Suite...

 
Les banques de la zone euro n'ont emprunté qu'un montant limité à la Banque centrale européenne (BCE) jeudi dans le cadre de sa deuxième opération de refinancement à plus long terme ciblée (TLTRO) et ce succès mitigé plaide pour de nouvelles mesures susceptibles d'inclure l'achat de dettes souveraines. /Photo prise le 4 décembre 2014/REUTERS/Kai Pfaffenbach