Une hausse des taux de la Fed attendue au 2e trimestre 2015

mercredi 10 décembre 2014 17h21
 

par Lucia Mutikani

WASHINGTON (Reuters) - La Réserve fédérale devrait relever ses taux d'intérêt au deuxième trimestre de l'an prochain même si la chute des prix de l'énergie réduit nettement les tensions inflationnistes, montre mercredi une enquête de Reuters.

Après l'annonce de créations d'emploi plus nombreuses qu'attendu en novembre, qui s'ajoutent à d'autres indicateurs suggérant une croissance solide l'an prochain, certains économistes s'attendent à ce que la Fed précise ses intentions à l'issue de sa réunion de politique monétaire dans une semaine.

Elle pourrait notamment modifier les termes employés pour évoquer les perspectives d'évolution des taux et/ou revoir à la hausse ses prévisions économiques.

"La baisse des prix du pétrole va faire reculer le taux d'inflation, au moins temporairement. Toutefois, nous considérons les indicateurs de croissance et ceux du marché du travail comme des facteurs décisifs pour la normalisation de la politique de taux d'intérêt", explique Terry Sheehan, analyste de Stone & McCarthy.

La Fed maintient des taux quasi-nuls depuis décembre 2008 mais la phase de reprise, certes peu spectaculaire mais régulière, que traverse actuellement l'économie américaine a ramené ces derniers mois le taux de chômage à un niveau (5,8% en novembre) proche de celui que la banque centrale estime correspondre à une situation de plein emploi.

Trente-sept des 77 économistes qui ont participé à l'enquête ont dit s'attendre à ce que la première hausse de taux soit annoncée au cours du deuxième trimestre de l'an prochain, 27 d'entre eux évoquant le mois de juin.

Vingt-deux autres s'attendent à ce que la Fed attende le troisième trimestre et sept tablent sur un changement au quatrième trimestre seulement.

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La Réserve fédérale devrait relever ses taux d'intérêt au deuxième trimestre de l'an prochain même si la chute des prix de l'énergie réduit nettement les tensions inflationnistes, selon une enquête de Reuters à laquelle 77 économistes ont participé.  /Photo prise le 28 octobre 2014/REUTERS/Gary Cameron