Merck & Co acquiert Cubist Pharma pour 8,4 milliards de dollars

lundi 8 décembre 2014 16h42
 

par Vidya L Nathan et Ben Hirschler

(Reuters) - Merck & Co a annoncé lundi le rachat de Cubist Pharmaceuticals pour un montant de 8,4 milliards de dollars (6,9 milliards d'euros), hors dette, une opération qui doit lui permettre de prendre pied sur le segment des traitements contre les "superbactéries".

Cette acquisition est un signe supplémentaire de l'intérêt renouvelé des grands groupes pharmaceutiques pour les antibiotiques après des années de faible investissement sur ce segment du marché.

Comme le britannique AstraZeneca, le numéro deux américain de la pharmacie mise en effet sur une nouvelle génération d'antibiotiques qui s'attaquent aux bactéries résistantes aux classes actuelles de traitements. Selon les autorités américaines, ces bactéries touchent deux millions de personnes chaque année aux Etats-Unis et font au moins 23.000 morts.

Merck & Co déboursera 102 dollars par action en numéraire, soit une prime de 37% sur le cours de clôture de Cubist vendredi (74,34 dollars). Dans les premiers échanges à Wall Street, l'action Cubist grimpait à 100,80 dollars pour s'aligner pratiquement sur le prix de l'offre. Le titre Merck évoluait peu en revanche, en légère baisse de 0,34%.

En incluant 1,1 milliard de dettes, le montant de l'opération atteint 9,5 milliards de dollars.

Cubist, basé à Lexington dans le Massachusetts, a annoncé en octobre une hausse de 16% de son chiffre d'affaires au troisième trimestre, grâce notamment à son antibiotique Cubicin, dont les ventes ont dépassé le milliard de dollars l'an dernier.

En juin, l'entreprise a reçu le feu vert des autorités américaines pour mettre sur le marché un nouvel antibiotique, le Sivextro, et elle attend pour le 21 décembre la décision de la FDA (Federal Drug Agency) pour un autre produit, le ceftolozane/tazobactam.

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Merck & Co a conclu le rachat de Cubist Pharmaceuticals pour un montant de 8,4 milliards de dollars (6,9 milliards d'euros), hors dette, une opération qui doit lui permettre de prendre pied sur le segment des traitements contre les "superbactéries". /Photo d'archives/REUTERS/Tami Chappell