Angela Merkel invite Paris et Rome à réformer davantage

dimanche 7 décembre 2014 22h18
 

BERLIN/PARIS (Reuters) - Angela Merkel estime dans une interview publiée dimanche par Die Welt que la France et l'Italie doivent entreprendre davantage de réformes afin de s'assurer que leurs budgets 2015 respecteront les règles de l'Union européenne.

Le ministre français des Finances, Michel Sapin, a répondu qu'il s'agissait de propos d'avant congrès (celui de la CDU, parti de la chancelière allemande) et que la France ne faisait pas des réformes pour plaire à "tel ou tel dirigeant européen".

A Rome, le secrétaire d'Etat italien aux Affaires européennes, Sandro Gozi, a invité pour sa part Angela Merkel à s'occuper des affaires allemandes.

Pour la chancelière, la décision européenne de donner plus de temps à Paris et Rome pour finaliser leurs programmes de réformes se justifie. Mais elle ajoute dans Die Welt : "La Commission a dit clairement que ce qui a été mis jusqu'à présent sur la table n'est pas suffisant. Je suis d'accord avec cela."

La Commission européenne a reporté à mars son avis sur la conformité des budgets des deux pays aux règles de l'UE, tout en évoquant pour la France un risque d'infraction.

La France a justifié le fait qu'elle ne tiendrait pas son engagement de ramener son déficit public à 3% du PIB en 2015 par la faiblesse de la croissance et de l'inflation, un objectif désormais repoussé à 2017.

Selon le gouvernement, le déficit public français s'établira à 4,1% de la richesse nationale l'an prochain.

L'exécutif européen a averti la France qu'il n'hésiterait pas à la sanctionner si elle ne mettait pas rapidement en oeuvre des réformes structurelles pour améliorer ses perspectives de croissance et ses finances publiques.

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Dans une interview publiée dimanche par Die Welt, la chancelière allemande Angela Merkel estime que la France et l'Italie doivent entreprendre davantage de réformes afin de s'assurer que leurs budgets 2015 respecteront les règles de l'Union européenne. /Photo prise le 26 novembre 2014/REUTERS/Stefanie Loos