Fort recul des résultats de CGG au 3e trimestre

jeudi 6 novembre 2014 09h44
 

PARIS (Reuters) - Le spécialiste français des services et équipements géophysiques CGG a publié jeudi des résultats en forte baisse au titre du troisième trimestre 2014, et a souligné les avancées de son plan de transformation qu'il estime suffisant pour faire face à la baisse des cours du pétrole.

Pénalisé par la réduction des budgets d'exploration des compagnies pétrolières, CGG a fait savoir dans un communiqué que son programme de réduction d'effectifs de plus de 10% d'ici la fin de l'année, qui concerne plus de 1.000 personnes, était engagé à plus de 90% au 31 octobre.

CGG a en outre indiqué que la réduction de sa flotte de 18 à 13 navires était d'ores et déjà effective.

"Dans un environnement de marché difficile, marqué depuis mi-juillet par une baisse rapide des prix du pétrole, le comportement prudent des compagnies pétrolières, constaté depuis le début de l'année, s'est accentué", a souligné son directeur général Jean-Georges Malcor.

"Nous pensons qu'avec le plan de transformation actuel, qui peut être aménagé à la marge, nous sommes bien armés et prêts à pouvoir traverser ces périodes difficiles, même avec un cours du pétrole où il est aujourd'hui", a-t-il également estimé lors d'une conférence téléphonique.

CGG a accusé au troisième trimestre une perte nette de 116 millions de dollars (contre un bénéfice de 4 millions un an plus tôt), qui inclut 64 millions de charges non récurrentes liées notamment à sa restructuration et à la dépréciation de son investissement dans la coentreprise Seabed Geosolutions, tandis que son chiffre d'affaires s'est replié de 24% à 694 millions.

Son résultat d'exploitation (Ebit) avant charges non récurrentes atteint 40 millions de dollars, contre 95 millions au troisième trimestre 2013.

La dette nette ressortait à 2,579 milliards de dollars à fin septembre, ce qui représentait un ratio dette nette sur Ebitda de 2,9.

Jean-Georges Malcor a réaffirmé que CGG, après avoir renégocié ses accords de crédit, n'avait pas besoin d'augmentation de capital et n'envisageait donc pas une telle opération.   Suite...