COR-Trois candidats renoncent à l'aéroport de Toulouse-Blagnac

mardi 4 novembre 2014 18h55
 

PARIS (Reuters) - Correction. Corrige les orthographes des entreprises chinoises.

Le groupe australien d'investissement Macquarie, le groupe espagnol de BTP Ferrovial et l'opérateur aéroportuaire allemand AviAlliance se sont retirés de l'appel d'offres pour la privatisation de l'aéroport de Toulouse, dans un contexte d'avenir incertain pour la réglementation des concessions en France.

Macquarie et Ferrovial ont confirmé mardi, comme le rapportait Le Figaro, s'être abstenus de déposer une offre ferme le mois dernier, sans expliquer leur retrait.

Selon une source proche du dossier, la décision de Macquarie s'explique par "l'incertitude fiscale et réglementaire que suggèrent les déclarations de Ségolène Royal".

La ministre de l'Ecologie s'est exprimée sur les concessions accordées aux sociétés d'autoroutes, se disant favorable à une remise à plat qui permettrait de rééquilibrer le système tarifaire en faveur des automobilistes tout en taxant davantage de juteux profits que l'Autorité de la concurrence a assimilés à une rente.

Ferrovial, premier actionnaire de l'aéroport londonien d'Heathrow, faisait équipe avec la société française d'investissement Ardian, qui s'est refusée à tout commentaire.

Une porte-parole d'AviAlliance, concessionnaire des aéroports de Hambourg, Athènes et Budapest, a déclaré sans plus de commentaire que le groupe s'était retiré du processus.

Selon une autre source proche du dossier, ce retrait n'a rien à voir avec les incertitudes actuelles sur le régime des concessions en France. AviAlliance craignait que la présence d'investisseurs chinois parmi les postulants n'entraîne une surenchère, a précisé cette source.

Le consortium Capitole Alliance, dont AviAlliance faisait partie, a aussi jeté l'éponge, faisant savoir, sans précision, qu'il n'avait "pas pu réunir les conditions optimales quant aux modalités de réponse de l'appel d'offres".   Suite...

 
Le groupe australien d'investissement Macquarie, le groupe espagnol de BTP Ferrovial et l'opérateur aéroportuaire allemand AviAlliance se sont retirés de l'appel d'offres pour la privatisation de l'aéroport de Toulouse, dans un contexte d'avenir incertain pour la réglementation des concessions en France. /Photo d'archives/REUTERS/Jean-Philippe Arles