La CE abaisse ses prévisions de croissance pour la zone euro

mardi 4 novembre 2014 14h13
 

BRUXELLES (Reuters) - L'économie de la zone euro restera à la peine une année de plus, selon la Commission européenne, qui a abaissé ses prévisions de croissance et d'inflation 2014 et 2015 pour la région, où le taux de chômage ne reculera que marginalement.

Dans ses prévisions publiées mardi, l'exécutif communautaire a dit s'attendre à une croissance de 0,8% seulement cette année, de 1,1% l'année prochaine. Il faudra atteindre 2016 pour que la croissance accélère à 1,7%, un rythme d'expansion modeste dont la Commission estimait il y a six mois qu'il pouvait être retrouvé dès 2015.

Le report de la reprise résulte principalement de la dégradation de la situation de la France et de l'Italie.

Pour la France, deuxième économie de la zone euro, les prévisions de croissance sont inférieures à la moyenne de la région, l'investissement est en baisse tandis que les finances publiques se dégradent.

"Il n'y a pas de réponse unique et simple. La reprise économique peine clairement à prendre de l'allure", a déclaré le commissaire européen aux Affaires économiques et financières, Pierre Moscovici, lors d'une conférence de presse.

Les hésitations de la reprise au sein de la zone euro pèsent sur la croissance mondiale, dont le redémarrage est tiré par les Etats-Unis.

Si les séquelles des crises bancaires et des dettes souveraines continuent de fragiliser la région, les tensions avec la Russie au sujet de l'Ukraine et les sanctions économiques imposées par l'Union européenne à Moscou ont aussi détérioré le climat des affaires et pénalisé les exportations.

"Le ralentissement en Europe est intervenu en raison de la persistance des effets de la crise économique et financière internationale", a dit Marco Buti, directeur général de la DG économique et financière de la Commission.

"Nous voyons la croissance (...) caler en Allemagne (...) une stagnation prolongée en France et une contraction en Italie", a-t-il ajouté dans un communiqué sur les prévisions de 2014 à 2016.   Suite...

 
LA COMMISSION ABAISSE SES PRÉVISIONS DE CROISSANCE