Commerce extérieur et défense ont dopé la croissance américaine

jeudi 30 octobre 2014 15h53
 

par Lucia Mutikani

WASHINGTON (Reuters) - La diminution du déficit commercial et l'augmentation des dépenses de défense ont soutenu la croissance de l'économie américaine au troisième trimestre mais d'autres éléments des statistiques officielles publiées jeudi suggèrent un certain ralentissement de la reprise.

Le produit intérieur brut (PIB) a augmenté de 3,5% en rythme annualisé, a annoncé le département du Commerce, alors que les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un chiffre de 3,0% pour juillet-septembre après celui de 4,6% du deuxième trimestre.

La croissance de l'investissement des entreprises, de la construction et des dépenses de consommation a ralenti d'un trimestre sur l'autre mais ces trois postes ont néanmoins apporté une contribution positive au PIB.

"Le rapport est globalement favorable, la hausse est assez bien répartie et suggère une tendance de fond favorable pour l'économie américaine", a commenté Millan Mulraine, économiste de TD Securities.

"Cependant, avec l'apparition de certains signes de faiblesse dans la construction et les dépenses de consommation, nous prévoyons un nouveau ralentissement de rythme de la croissance au quatrième trimestre."

La première économie mondiale a enregistré une croissance supérieure ou égale à 3,5% en rythme annualisé au cours de quatre des cinq derniers trimestres.

Le département du Travail a par ailleurs fait état d'une légère augmentation des inscriptions au chômage la semaine dernière, mais cet indicateur ne remet pas pour autant en cause le scénario d'une poursuite de l'amélioration du marché de l'emploi.

Ces chiffres sont publiés au lendemain de l'annonce par la Fed de l'arrêt de ses achats d'actifs sur les marchés.   Suite...

 
La croissance de l'économie américaine a été supérieure aux attentes au troisième trimestre grâce à la réduction du déficit commercial et à la hausse des dépenses de défense. Le PIB a augmenté de 3,5% en rythme annualisé alors que les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un chiffre de 3,0%. /Photo prise le 29 octobre 2014/REUTERS/Mike Blake