Accor lance un plan digital de 225 millions d'euros

jeudi 30 octobre 2014 08h57
 

par Pascale Denis

PARIS (Reuters) - Accor a lancé jeudi un plan de transformation digitale passant par un investissement de 225 millions d'euros, à l'heure où les groupes hôteliers doivent faire face aux défis des centrales de réservations comme Booking.com ou Expedia ou à celui des sites de location entre particuliers comme Airbnb.

Le numéro un européen de l'hôtellerie a également annoncé l'acquisition d'une start-up française, Wipolo, spécialisée dans la gestion de voyage sur internet, pour un montant non divulgué.

Il s'agit pour Accor de devenir un "acteur majeur d'un métier en profonde mutation" déclare son PDG Sébastien Bazin dans un communiqué.

Ce plan stratégique, qui s'étale de 2014 à 2018, a pour objectif "d'intégrer et de repenser la place du digital, d'améliorer l'offre aux partenaires investisseurs et de consolider les part de marché du groupe en matière de distribution".

Accor entend aussi faire évoluer ses outils existants, notamment son système de réservation TARS ou son programme de fidélité le Club Accorhotels.

Comme ses concurrents InterContinental, Marriott ou Starwood, Accor doit faire face aux puissantes centrales de réservation en ligne, qui constituent une menace de long terme pour la rentabilité des groupes hôteliers en bridant leurs capacités à fixer les prix.

Elles menacent aussi la maîtrise par les hôtels de leurs canaux de distribution.

Elles comptent pour 7% à 14% des revenus des grands groupes comme Accor ou le numéro un mondial IHG, une part qui a doublé depuis 2008 selon les estimations d'Exane BNP Paribas, avec des commissions qui se situaient en 2013 entre 18% et 20% du prix d'une chambre.   Suite...

 
Accor a lancé jeudi un plan de transformation digitale passant par un investissement de 225 millions d'euros, à l'heure où les groupes hôteliers doivent faire face aux défis des centrales de réservations comme Booking.com ou Expedia ou à celui des sites de location entre particuliers comme Airbnb. /Photo d'archives/REUTERS/Jacky Naegelen