19 septembre 2014 / 09:29 / il y a 3 ans

Forte amende en Chine pour GSK et prison pour un ex-dirigeant

La Chine a infligé vendredi au groupe pharmaceutique britannique GlaxoSmithKline (GSK) une amende sans précédent par son montant de trois milliards de yuans (380 millions d'euros) pour corruption active. Un tribunal a aussi condamné Mark Reilly, ex-patron de GSK en Chine, et d'autres responsables des peines d'emprisonnement variant de deux à quatre ans. /Photo d'archives/REUTERS/Jason Lee

PEKIN/SHANGHAI (Reuters) - La Chine a infligé à GlaxoSmithKline une amende sans précédent par son montant de trois milliards de yuans (380 millions d‘euros) pour corruption active, ont annoncé vendredi l‘agence de presse Chine nouvelle et le laboratoire britannique.

Un tribunal de Changsha, province de Hunan, a aussi condamné Mark Reilly, ex-patron de GSK en Chine, et d‘autres responsables du laboratoire britannique à des peines d‘emprisonnement variant de deux à quatre ans, ajoute l‘agence officielle.

Selon une source au fait du dossier, Mark Reilly sera expulsé de Chine et n‘accomplira donc pas sa peine sur place.

Le verdict rendu à huis clos au terme d‘un procès d‘une seule journée, selon Chine nouvelle, est le point culminant d‘une enquête que les autorités chinoises avaient rendu publique en juillet 2013. La police chinoise avait alors déclaré que le laboratoire avait fait transiter jusqu‘à trois milliards de yuans par des agence de voyages pour faciliter l‘octroi de pots-de-vin à des médecins et des fonctionnaires.

GSK a déclaré sur son site internet que les agissements de la filiale chinoise GSKCI constituaient une “infraction nette” aux principes de gouvernance et de respect des lois du groupe. “Parvenir à une conclusion de l‘enquête sur notre entreprise en Chine est important mais la question a représenté une profonde déception pour GSK; nous en avons tiré les leçons et continueront à le faire”, explique le directeur général de GSK Andrew Witty dans un communiqué.

Le dossier GSK est la plus grosse affaire de corruption impliquant une société étrangère en Chine depuis celle de Rio Tinto en 2009, au terme de laquelle quatre responsables avaient été condamnés à des peines de prison variant de sept à 14 ans.

GSK a affirmé qu‘il restait engagé envers la Chine et s‘est engagé à devenir un “modèle de réforme de l‘industrie pharmaceutique en Chine”.

“GSK Plc a réfléchi en profondeur et appris de ses erreurs; il a pris des mesures pour résoudre globalement les problèmes identifiés dans les opérations de GSKCI et doit travailler dur pour regagner la confiance du peuple chinois”, explique GSK.

Le groupe pharmaceutique compte ainsi investir dans la recherche scientifique en Chine et améliorer l‘accès aux soins dans tout le pays en développant sa production et en adoptant une politique de tarification souple, poursuit-il.

L‘action GSK gagne 1% en matinée en Bourse de Londres malgré cette nouvelle. Le marché s‘attendait à une amende et pense qu‘un groupe dont la capitalisation atteint 113 milliards de dollars n‘aura pas de mal à l‘absorber.

GSK fait également l‘objet d‘investigations aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne.

Koh Gui Qing et Fiona Li à Pékin, avec Adam Jourdan, John Ruwitch, Kazunori Takada et Engen Tham à Shanghaï et Ben Hirschler à Londres, Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Marc Joanny

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