19 septembre 2014 / 08:24 / il y a 3 ans

Tokyo revoit en baisse son diagnostic économique

Le gouvernement japonais a revu en baisse son évaluation de la situation économique du pays pour la première fois depuis avril, la consommation des ménages, qui représente 60% environ du PIB, ayant du mal à se remettre de la hausse de la TVA intervenue le 1er avril dernier. /Photo prise le 17 juillet 2014/Yuya Shino

TOKYO (Reuters) - Le gouvernement japonais a revu en baisse son évaluation de la situation économique du pays pour la première fois depuis avril, la consommation des ménages, qui représente 60% environ du PIB, ayant du mal à se remettre de la hausse de la TVA intervenue le 1er avril dernier.

Cette évaluation fait suite à une série d'indicateurs économiques en demi-teinte qui soulèvent des interrogations sur la vigueur d'un rebond attendu durant le trimestre en cours et qui pèsera lourd dans le choix du Premier ministre Shinzo Abe, en décembre, d'augmenter ou pas à nouveau la TVA l'an prochain.

"L'économie japonaise suit une reprise modérée mais une faiblesse est constatée dans certains secteurs", écrivent les services du Premier ministre dans leur rapport mensuel de septembre.

Ces derniers jugeaient également la reprise modérée le mois dernier mais observaient que la baisse de la demande liée à la hausse de la TVA avait tendance à se tasser.

En revanche, la Banque du Japon (BoJ) a maintenu son diagnostic d'une économie en reprise modérée malgré la baisse de la demande pour des raisons fiscales.

Une enquête Reuters publiée vendredi montre que les 27 économistes interrogés anticipent une croissance annualisée de 3,6% ce trimestre, après un plongeon de 7,1% le trimestre précédent. Ils projetaient 3,8% dans l'enquête précédente.

Ils prévoient toujours en revanche un ralentissement de la croissance à 2,1% au dernier trimestre de 2014.

La plupart des économistes interrogés pensent qu'Abe relèvera encore la TVA mais certains pensent qu'il pourrait reporter sa décision.

Le Premier ministre a par ailleurs déclaré qu'il comptait réformer le plus rapidement possible le fonds de pension public GPIF (Government Pension Investment Fund), qui gère pour 1.200 milliards de dollars d'actifs, une annonce que la Bourse de Tokyo a saluée et qui s'est traduite par de nouvelles pressions baissières sur le yen.

"Je crois que réformer le GPIF est d'une importance extrême... Je souhaite revoir son portefeuille le plus vite possible", a dit Abe à des chefs d'entreprise.

Il n'a pas été plus précis mais Abe a nommé ce mois-ci Yasuhisa Shiozaki comme ministre de la Santé, dont la tâche consiste aussi à superviser le fonds de pension. Ce dernier est partisan d'une diversification du portefeuille du GPIF, au bénéfice d'actifs plus risqués que les emprunts d'Etat JGB.

Tetsushi Kajimoto, Kaori Kaneko, Kiyoshi Takenaka, Wilfrid Exbrayat pour le service français

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