Le gouvernement pas informé par Moody's d'une dégradation

jeudi 18 septembre 2014 18h56
 

PARIS (Reuters) - Le gouvernement français a dit jeudi ne pas avoir été informé par Moody's d'une dégradation de la note souveraine de la France, contrairement à ce qu'affirme le quotidien L'Opinion.

L'agence de notation a fixé à vendredi la date de sa prochaine expression sur la note de la France, actuellement Aa1, soit la deuxième meilleure, assortie d'une perspective négative.

Après l'annonce d'un dérapage du déficit cette année et du report à 2017 de l'objectif de ramener ce dernier à 3% du PIB, un abaissement de la note ne surprendrait guère les analystes, qui n'attendent pas d'effet massif d'une telle décision.

Selon L'Opinion, Moody's a informé jeudi le gouvernement qu'elle dégradait cette note d'un cran, à Aa2. Cette information n'a pas provoqué de tension sur les obligations souveraines.

Le quotidien écrit sur son site internet que "le mail prévenant l'exécutif à l'avance comme le veut la règle, et dont L'Opinion a pris connaissance, a été envoyé ce matin dans les cabinets ministériels". Il ne précise pas quelle perspective est donnée à la nouvelle note.

"Le gouvernement dément l'information donnée par le journal L'Opinion, il n'a reçu aucune information de Moody's à ce stade", a ensuite déclaré un porte-parole du ministère des Finances à Reuters.

"Je ne sais pas ce que fera l'agence Moody's", a dit pour sa part le président François Hollande lors d'une conférence de presse, tout en remarquant que "ce n'est pas la première fois qu'une agence dégrade la signature de la France" et que "jamais l'Etat n'a emprunté à des taux aussi bas".

L'agence de notation a quant à elle précisé que "Moody's ne commente pas sur d'éventuelles actions de notation".

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Le gouvernement français a démenti jeudi avoir été informé par l'agence de notation Moody's d'une dégradation de la note souveraine de la France. Selon L'Opinion, Moody's a informé le gouvernement qu'elle dégradait cette note d'un cran, à Aa2. /Photo prise le 10 mars 2014/REUTERS/Jacky Naegelen