Renault prêt à produire sa Fluence électrique en Chine

mardi 16 septembre 2014 08h26
 

par Gilles Guillaume

NANTES (Reuters) - Renault a proposé aux autorités chinoises de produire sur place sa berline électrique Fluence, grâce à laquelle il espère faire une percée sur un marché qui pourrait devenir le premier mondial.

Le groupe automobile français construit actuellement sa première usine en Chine où il fabriquera pour commencer, à partir de 2016-2017, des crossovers. Mais le groupe n'entend pas en rester là, Pékin venant d'élaborer un vaste plan de soutien à la filière électrique locale.

"Nous avons dans notre projet d'assembler Fluence en Chine, nous l'avons annoncé aux autorités chinoises et nous leur avons dit que nous sommes prêts à lancer d'autres véhicules électriques si nécessaire", a déclaré lundi Carlos Ghosn, PDG de Renault-Nissan, en marge des essais presse de la nouvelle Twingo.

"Aujourd'hui nous n'avons pas encore l'autorisation officielle", a-t-il précisé, tout en se disant confiant d'obtenir ce feu vert rapidement au vu de l'intérêt manifesté la veille au Technocentre de Renault par le vice-Premier ministre chinois, Ma Kai, pour la gamme électrique du constructeur.

Carlos Ghosn estime qu'une fois l'autorisation pour Fluence obtenue, la production de la voiture électrique en Chine pourrait commencer également vers 2016-2017.

"Je ne veux pas louper le train du véhicule électrique en Chine. Le pays, très probablement, deviendra le premier marché des véhicules électriques assez vite", a-t-il ajouté.

Une telle opportunité pourrait donner un coup d'accélérateur à des ventes qui ont jusqu'ici peiné à décoller. Carlos Ghosn a ainsi dû retarder de quatre à cinq ans son objectif de 1,5 million de ventes de véhicules électriques cumulées pour l'alliance à l'horizon 2016. Renault-Nissan a commercialisé depuis le début du programme, fin 2010, 176.000 véhicules.

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Renault a proposé aux autorités chinoises de produire sur place sa berline électrique Fluence, grâce à laquelle il espère faire une percée sur un marché qui pourrait devenir le premier mondial. /Photo d'archives/REUTERS/Jacky Naegelen