SABMiller aurait approché Heineken, sans succès

dimanche 14 septembre 2014 18h54
 

LONDRES/AMSTERDAM (Reuters) - Le brasseur SABMiller a approché sans succès la famille propriétaire de Heineken en vue d'une offre de reprise, rapporte dimanche l'agence Bloomberg en citant des sources informées.

L'approche de SABMiller faisait partie d'une stratégie visant à se mettre à l'abri d'une OPA potentielle de son rival Anheuser-Busch InBev, le numéro un mondial de la bière, précise Bloomberg.

SABMiller, dont la capitalisation boursière atteint les 55 milliards de livres (69 milliards d'euros), est le numéro deux mondial devant Heineken, troisième avec une valeur boursière de 34 milliards d'euros.

SAB et Heineken n'ont pas souhaité commenter l'information.

Une éventuelle offre d'achat sur Heineken devrait recevoir l'assentiment de la famille fondatrice qui contrôle le brasseur néerlandais via la société holding Heineken Holding.

Selon Bloomberg, l'offre aurait permis à la famille Heineken de compter parmi les principaux actionnaires du futur groupe.

SAB, propriétaire entre autres des bières Miller Lite, Peroni et Grolsch, cherche à croître en Europe et en Amérique du Nord pour compenser l'effet défavorable des taux de change sur ses ventes dans les pays émergents.

Heineken, leader sur le marché d'Europe de l'Ouest, s'est développé ces dernières années dans les pays émergents à plus forte croissance, notamment au Mexique et en Asie.

Un rapprochement entre les deux groupes entraînerait des chevauchements d'activités sur de nombreux marchés - aux Pays-Bas, dans certains pays d'Afrique et d'Amérique latine, ainsi qu'au Viêtnam et en Inde -, ce qui ne manquerait pas de susciter un examen approfondi des différentes autorités antitrust.

(Thomas Escritt, Sarah Young et Philip Blenkinsop, Véronique Tison pour le service français)

 
Le brasseur SABMiller a approché sans succès la famille propriétaire de Heineken en vue d'une offre de reprise, rapporte dimanche l'agence Bloomberg en citant des sources informées. /Photo d'archives/REUTERS/Tim Chong