Les sanctions contre Moscou vont geler de gros projets pétroliers

dimanche 14 septembre 2014 18h45
 

par Olesya Astakhova et Katya Golubkova

MOSCOU (Reuters) - Les nouvelles sanctions économiques imposées par les Etats-Unis et l'Union européenne à la Russie vont avoir pour effet de geler ou de compliquer le financement de nombreux projets pétroliers impliquant des groupes étrangers.

En vertu des sanctions décidées vendredi par les Etats-Unis, Gazprom, Gazprom Neft, Lukoil, Surgutneftegas et Rosneft ne pourront plus coopérer avec des firmes occidentales dans l'exploration ou la production en eaux profondes, dans l'offshore arctique ou dans le gaz ou le pétrole de schiste.

Ces nouvelles mesures, destinées à punir l'attitude du président Vladimir Poutine dans la crise ukrainienne, durcissent les précédentes sanctions qui se bornaient à interdire les exportations d'équipements de haute technologie à l'industrie pétrolière russe.

Parmi les projets désormais menacés figure un programme clé de forage que la compagnie américaine Exxon Mobil a débuté en août dans l'Arctique russe dans le cadre d'une coentreprise avec Rosneft.

Ce projet sera suspendu, comme des dizaines d'autres conclus par Rosneft et Gazprom Neft avec Exxon, Royal Dutch Shell, Statoil ou l'Eni.

"Le fait de ne plus pouvoir disposer des ressources technologiques et des services des firmes américaines et européennes rend impossible, ou du moins très compliquée, la poursuite de ces projets (...) Il n'existe pas vraiment de moyens de substitution ailleurs", a déclaré vendredi un haut responsable de l'administration américaine.

Un délai de 14 jours a été imparti aux firmes pour se mettre en conformité avec les sanctions, pour lesquelles il n'y aura "aucun sanctuaire", selon l'expression du responsable américain.

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Les nouvelles sanctions économiques imposées par les Etats-Unis et l'Union européenne à la Russie vont avoir pour effet de geler ou de compliquer le financement de nombreux projets pétroliers impliquant des groupes étrangers, selon Washington. /Photo prise le 9 avril 2014/REUTERS/Alexander Demianchuk