Les cours du pétrole, sous 100 dollars, n'inquiètent pas encore

lundi 8 septembre 2014 17h00
 

par Alex Lawler et Rania El Gamal

LONDRES/DUBAI (Reuters) - Les cours du pétrole, tombés lundi sous les 100 dollars le baril, se rapprochent de niveaux susceptibles de fragiliser la situation financière de certains membres de l'Opep, qui commencent à s'inquiéter de la surabondance de l'offre.

Le cours du Brent est tombé lundi sous ce seull de 100 dollars pour la première fois depuis 14 mois, affecté par les inquiétudes sur le rythme de la croissance économique mondiale et une offre jugée trop importante.

L'Arabie saoudite, principal exportateur de l'Opep, est favorable à un cours évoluant autour de 100 dollars, un avis partagé par beaucoup des onze autres membres du groupe.

Des délégués de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) ont déclaré lundi qu'ils ne s'alarmaient pas dans la mesure où la demande hivernale devrait soutenir les prix.

Le niveau de l'approvisionnement commence cependant à susciter des inquiétudes.

"En ce qui concerne les craintes sur la baisse des cours du pétrole, c'est le résultat d'une faible demande et d'une offre excédentaire surtout en provenance des Etats-Unis et de la reprise des exportations de Libye, du Nigeria et de l'Iran", dit un délégué de l'Opep. "Mais la géopolitique est là et l'hiver approche, ce qui devrait soutenir les cours".

Un autre délégué de l'Opep jugeé que les cours étaient sous pression en raison de la surabondance de l'offre, ce que certains pays membres surveillaient.

L'essor de l'huile de schiste aux Etats-Unis fait gonfler l'approvisionnement mondial. Au sein de l'Opep, la production libyenne a augmenté et les exportations irakiennes n'ont dans l'ensemble pas été affectées malgré les conflits, tandis que la production a augmenté au Nigeria et en Iran.   Suite...

 
Les cours du pétrole, tombés lundi sous les 100 dollars le baril, se rapprochent de niveaux susceptibles de fragiliser la situation financière de certains membres de l'Opep, qui commencent à s'inquiéter de la surabondance de l'offre. /Photo d'archives/REUTERS/Ismail Zitouny