Electrolux rachète l'électroménager de General Electric

lundi 8 septembre 2014 16h15
 

par Simon Johnson et Sven Nordenstam

STOCKHOLM (Reuters) - Electrolux a annoncé lundi le rachat de la division électroménager de General Electric pour 3,3 milliards de dollars (2,6 milliards d'euros) en numéraire, le groupe suédois se lançant ainsi dans la plus importante acquisition de son histoire avec pour objectif de doubler ses ventes en Amérique du Nord.

Les investisseurs ont réservé un très bon accueil à cette annonce puisque, vers 15h30, le titre Electrolux avançait de 4,43% à 195,80 couronnes à la Bourse de Stockholm, affichant de loin la meilleure performance de l'indice paneuropéen Stoxx 600. L'action General Electric progressait de 0,3% dans les premiers échanges à Wall Street.

"Je pense que c'est un événement historique pour Electrolux", a déclaré à Reuters le directeur général du groupe suédois, Keith McLoughlin. "Je suis très enthousiaste. Cette union est très séduisante d'un point de vue stratégique et industriel."

La branche électroménager de General Electric, GE Appliances, qui a réalisé en 2013 5,7 milliards de dollars de chiffres d'affaires, permettra à Electrolux d'améliorer son offre sur le marché américain, notamment sur le haut de gamme.

La transaction, qui englobe la participation de 48,4% de GE dans le mexicain Mabe, dépasse l'estimation de 2,5 milliards de dollars qui avait été suggérée la semaine dernière à Reuters par des sources au fait du dossier.

Le prix proposé, qui représente, selon Electrolux, environ sept fois le bénéfice net estimé de GE Appliances sur l'année 2014, n'est pour autant pas excessif, selon des analystes.

"Si les synergies sont bien réalisées, c'est clairement un bon prix", estime ainsi Johan Eliason, analyste à Kepler Chevreux. "C'est un bon moyen de s'offrir un accès aux marchés nord-américain et latino-américain et de devenir très fort sur les Amériques."

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Electrolux a annoncé le rachat de la division électro-ménager de General Electric pour quelque 3,3 milliards de dollars (2,6 milliards d'euros). /Photo prise le 4 septembre 2014/REUTERS/Hannibal Hanschke