La Banque du Japon reste confiante, maintient son soutien

jeudi 4 septembre 2014 14h06
 

par Leika Kihara

TOKYO (Reuters) - La Banque du Japon a maintenu inchangée jeudi sa politique de stimulation monétaire et a suggéré une nouvelle hausse de la taxe sur la valeur ajoutée pour améliorer les finances publiques en dépit des doutes croissants sur la santé de l'économie et sur sa capacité à atteindre son objectif d'inflation.

La banque centrale a revu à la baisse son évaluation du marché du logement et souligné la faiblesse persistante de la production industrielle, confortant ainsi les membres les plus pessimistes de son conseil de politique monétaire qui craignent que le rebond de l'économie ne soit modeste après une contraction spectaculaire au deuxième trimestre.

Les dernières statistiques remettent d'ailleurs en question l'évaluation confiante de la banque centrale japonaise sur la reprise de l'économie, avec notamment une chute des dépenses des ménages en juillet et une croissance plutôt molle de la production industrielle.

La BOJ, tout en maintenant politique monétaire inchangée comme prévu, a pourtant confirmé sa prévision d'une reprise modérée de l'économie grâce à une consommation soutenue par les hausses de salaires alimentée par l'amélioration du marché de l'emploi.

Son gouverneur, Haruhiko Kuroda, s'est dit confiant sur une sortie progressive de 15 ans de déflation et sur la réalisation dans les temps de l'objectif d'une inflation de 2% en rythme annuel.

"Les exportations et la production enregistrent de faibles mouvements", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse après la réunion de politique monétaire.

"Mais les conditions s'améliorent constamment sur le front de l'emploi et des revenus et la confiance des ménages est ferme. Reflet de l'amélioration des profits, les entreprises maintiennent leurs projets d'investissement optimistes. Un cycle économique positif est toujours en place."

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Le gouverneur de la Banque du Japon Haruhiko Kuroda. La BoJ a maintenu inchangée jeudi sa politique de stimulation monétaire et a suggéré une nouvelle hausse de la taxe sur la valeur ajoutée pour améliorer les finances publiques en dépit des doutes croissants sur la santé de l'économie et sur sa capacité à atteindre son objectif d'inflation. /Photo prise le 4 septembre 2014/REUTERS/Toru Hanai