Le Medef souhaite une révision de la fiscalité du capital

mardi 26 août 2014 21h46
 

PARIS (Reuters) - Le président du Medef appelle le nouveau gouvernement de Manuel Valls à amplifier les réformes engagées et à rouvrir tous les sujets qui bloquent l'orientation de l'épargne vers les entreprises, notamment la fiscalité du capital.

Dans Les Echos, à paraître mercredi, jour où le syndicat patronal ouvre son université d'été, Pierre Gattaz estime que le principal problème des chefs d'entreprise qui vont bénéficier de baisses de charges et d'impôts reste la confiance.

"Vu la situation, il faut aussi désormais accepter de nous attaquer rapidement aux verrous de notre économie pour libérer le potentiel de création d’emplois", avance-t-il.

Pierre Gattaz estime ainsi que la réforme de la taxation des plus-values n’est pas allée assez loin et qu'elle est "complexe, peu lisible".

"Il faut taxer les plus-values comme le font les autres pays européens à taux fixe. Il faut que ce soit simple", dit-il.

Pour relancer l’investissement, "nous avons besoin de capital, de fonds propres, de dividendes et de plus-values", explique le dirigeant du Medef, pour qui "on ne peut pas tenir un discours contre les dividendes et vouloir en même temps attirer les investisseurs !"

"La France doit faire sa révolution culturelle, accepter que l’entreprise est le cœur de l’économie, que celle-ci est mondiale et que nous sommes dans une économie de marché", ajoute-t-il.

Pierre Gattaz répète que le pacte de responsabilité voulu par François Hollande a été perçu par les chefs d'entreprise "comme une lumière dans un tunnel", mais qu'il faut "aller au-delà."

(Gérard Bon, édité par Yves Clarisse)

 
Le président du Medef, Pierre Gattaz, appelle le nouveau gouvernement de Manuel Valls à amplifier les réformes engagées et à rouvrir tous les sujets qui bloquent l'orientation de l'épargne vers les entreprises, notamment la fiscalité du capital. /Photo d'archives/REUTERS/Benoit Tessier