26 août 2014 / 12:08 / dans 3 ans

Burger King avale Tim Hortons pour 11,5 milliards de dollars

Burger King et Tim Hortons ont confirmé mardi leur projet de fusion qui va donner naissance au numéro trois mondial de la restauration rapide. /Photo prise le 25 août 2014/REUTERS/Carlo Allegri

TORONTO (Reuters) - Burger King a annoncé mardi qu‘il allait faire l‘acquisition du canadien Tim Hortons pour 11,5 milliards de dollars (8,7 milliards d‘euros) en numéraire et en actions, donnant ainsi naissance au numéro trois mondial de la restauration rapide.

Le groupe né du rapprochement entre le géant américain du hamburger et la chaîne canadienne de cafétérias aura un chiffre d‘affaires d‘environ 23 milliards de dollars (17,42 millions d‘euros) et 18.000 restaurants dans 100 pays.

L‘action Tim Hortons progressait de près de 9% à Wall Street en début d‘après-midi tandis que le titre Burger King reculait de 2,7%.

Les actionnaires de Tim Hortons recevront 65,50 dollars canadiens en numéraire et 0,8025 action ordinaire du nouveau groupe pour chaque action apportée, précise le communiqué.

La société d‘investissement du milliardaire Warren Buffett, Berkshire Hathaway, s‘est engagée à acquérir pour trois milliards de dollars d‘actions préférentielles mais a fait savoir qu‘elle ne jouerait aucun rôle dans la gestion de la nouvelle entité.

Le nouveau groupe sera détenu à 51% par le fonds d‘investissement 3G Capital, actionnaire majoritaire de Burger King, et préservera ses deux marques.

3G Capital, un fonds d‘investissement d‘origine brésilienne basé à New York, avait racheté Burger King, alors en difficulté, en 2010 pour environ 3,3 milliards de dollars.

Alex Behring et Daniel Schwartz, respectivement président exécutif et directeur général de Burger King, occuperont les mêmes fonctions au sein du nouveau groupe. L‘actuel directeur général de Tim Hortons, Marc Caira, en sera le vice-président.

Si Tim Hortons restera basé à Oakville, au Canada, et Burger King à Miami, la nouvelle entité aura son siège au Canada, ce qui lui évitera d‘avoir à payer des impôts sur ses bénéfices à la fois aux Etats-Unis et au Canada.

Le passage de Tim Hortons sous le contrôle de Burger King pourrait susciter des critiques au Canada et relancer aux Etats-Unis le débat sur l‘exil fiscal de grandes multinationales.

Les “fusions fiscales” se sont répandues ces derniers mois en raison de taux d‘intérêt très bas qui facilitent les financements d‘acquisitions, expliquait l‘analyste Christopher O‘Cull de KeyBanc dans une récente note à ses clients.

Euan Rocha et Allison Martell, avec Ashutosh Pandey à Bangalore, Patrick Vignal pour le service français

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