Burger King discute du rachat du canadien Tim Hortons

lundi 25 août 2014 17h26
 

par Soyoung Kim et Euan Rocha

NEW YORK/TORONTO (Reuters) - Burger King discute du rachat de la chaîne canadienne de restaurants Tim Hortons, ce qui pourrait déboucher sur la création d'un groupe affichant une capitalisation boursière de 18 milliards de dollars et permettre au spécialiste des hamburgers de se domicilier fiscalement en dehors des Etats-Unis.

Vers 15h00 GMT, le titre Burger King grimpe de plus de 16% à Wall Street tandis que l'action Tim Hortons s'adjuge près de 20%à la Bourse de Toronto, à de nouveaux records dans les deux cas.

Les deux groupes, dont les capitalisations sont comparables, ont confirmé tard dans la nuit de dimanche à lundi l'existence de ces discussions qui, en cas de succès, permettraient de créer le numéro trois mondial de la restauration rapide.

Ils ont annoncé que le nouveau groupe serait basé au Canada où la fiscalité des entreprises est globalement moins lourde qu'aux Etats-Unis, notamment pour les sociétés réalisant une part importante de leurs revenus à l'étranger.

La fusion pourrait être bouclée dans les jours à venir, selon des sources proches des discussions.

L'analyste Stephen Anderson de Miller Tabak a déclaré qu'il ne s'attendait pas à ce que le projet rencontre des obstacles au niveau antitrust mais a mis en garde contre des réactions politiques hostiles de part et d'autre de la frontière.

Au Canada, le passage de l'enseigne bien connue sous pavillon américain pourrait susciter des critiques, tandis qu'aux Etats-Unis l'opération relancera le débat sur l'exil fiscal de grandes multinationales.

Le procédé qualifié d'"inversion" par les fiscalistes est de plus en plus fréquent aux Etats-Unis, à l'image du rachat au printemps du groupe médical Covidien par Medtronic pour 42,9 milliards de dollars et qui doit se traduire par une délocalisation du siège en Irlande.   Suite...

 
Burger King discute du rachat de la chaîne canadienne de restaurants Tim Hortons, ce qui pourrait déboucher sur la création d'un groupe affichant une capitalisation boursière de 18 milliards de dollars et permettre au spécialiste des hamburgers de se domicilier fiscalement en dehors des Etats-Unis. /Photo d'archives/REUTERS/Jean-Paul Pélissier