Bank of America signe un accord à l'amiable avec Washington

jeudi 21 août 2014 20h36
 

par Aruna Viswanatha et Jonathan Stempel et Peter Rudegeair

(Reuters) - Bank of America a conclu avec la justice des Etats-Unis un accord à l'amiable d'un montant record de 16,65 milliards de dollars (12,5 milliards d'euros) pour mettre un terme aux poursuites visant ses pratiques en matière de vente de produits financiers adossés à des créances immobilières avant la crise financière.

Attendu depuis des semaines, cet accord, dont les grandes lignes étaient déjà connues, a été accueilli avec soulagement jeudi à Wall Street, nombre d'investisseurs y voyant surtout le moyen de clore un chapitre peu glorieux de l'histoire du numéro deux du secteur bancaire aux Etats-Unis.

L'action Bank of America gagnait 3,22% à 16,02 dollars vers 18h20 GMT, l'une des plus fortes hausses de l'indice Standard & Poor's-500, alors que l'indice bancaire KBW prenait 1,41%.

Selon l'accord annoncé par le ministère de la Justice, la banque versera 9,65 milliards de dollars en numéraire aux autorités fédérales et à plusieurs Etats et organismes publics américains, tandis que sept milliards supplémentaires iront à des emprunteurs et des collectivités locales en difficulté.

Les investisseurs font le pari qu'en acceptant de débourser ces amendes d'un montant global sans précédent, Bank of America a définitivement tourné la page des créances immobilières à problème, hérités notamment de Countrywide Financial et de Merrill Lynch, deux établissements rachetés en pleine crise financière, respectivement en juillet 2008 et janvier 2009.

Bank of America a reconnu avoir vendu pour des milliards de dollars d'actifs titrisés à risque, adossés à des crédits immobiliers, tout en dissimulant certaines données clés concernant la qualité de ces prêts.

LE BÉNÉFICE DU T3 AMPUTÉ DE PLUS DE $5 MDS   Suite...

 
Bank of America a trouvé un accord à l'amiable de 16,65 milliards de dollars (12,5 milliards d'euros) avec les autorités américaines pour mettre un terme aux poursuites lancées dans le dossier de la vente abusive de produits financiers adossés à des créances immobilières. /Photo d'archives/REUTERS/Fred Prouser