Bombardier et Hitachi en tête pour le ferroviaire de Finmeccanica

vendredi 15 août 2014 19h23
 

par Sophie Sassard et Pamela Barbaglia et Danilo Masoni

LONDRES/MILAN (Reuters) - Bombardier et Hitachi tiennent la corde pour racheter les deux filiales ferroviaires de Finmeccanica, AnsaldoBreda (rames) et Ansaldo STS (signalisation), ont déclaré plusieurs sources au fait du dossier.

Trois autres groupes sont en lice pour ces filiales que le groupe d'aéronautique et de défense italien essaie de vendre depuis trois ans pour réduire en partie un endettement net de 4,8 milliards d'euros. Il compte retirer dans les deux milliards d'euros de ces cessions.

Les autres candidats sont Thales, le constructeur de trains espagnol Construcciones y Auxiliar de Ferrocarriles et le chinois China CNR, allié à son compatriote Insigma Technology, ont précisé les sources.

Bombardier, Thales et Hitachi soumettront sans doute une offre avant la date limite du 29 août, ont précisé les sources, ajoutant que les offres soumises par Bombardier et Thales seraient sans doute non contraignantes.

Plusieurs sources expliquent que Bombardier est bien placé pour l'emporter car il coopère déjà avec AnsaldoBreda dans la conception, la production et la vente du nouveau Frecciarossa 1000, un train pouvant transporter des passagers à la vitesse de 360 km/h.

Hitachi, concepteur des premiers trains à grande vitesse japonais, a annoncé en mars le transfert en Grande-Bretagne de son activité ferroviaire mondiale, dans le but de se développer en Europe et ailleurs.

Un porte-parole de Finmeccanica a dit que la procédure d'adjudication restait ouverte et que les offres se devaient de refléter la valeur des actifs et de garantir les perspectives d'investissement et de développement.

Bombardier, Hitachi et CAF se sont refusés à tout commentaire. Thales, China CNR et Insigma n'étaient pas joignables dans l'immédiat.   Suite...

 
Le siège de Finmeccanica, à Rome. Bombardier et Hitachi tiennent la corde pour racheter les deux filiales ferroviaires du groupe d'aéronautique et de défense italien AnsaldoBreda (rames) et Ansaldo STS (signalisation), selon plusieurs sources au fait du dossier. /Photo d'archives/REUTERS/Max Rossi