Standard Chartered va enquêter sur des soupçons de blanchiment

mardi 12 août 2014 09h59
 

(Reuters) - Standard Chartered va prochainement procéder à une inspection approfondie de grandes quantités de données afin de rechercher des indices d'un éventuel blanchiment d'argent ou de toute autre activité délictueuse, son logiciel de détection des irrégularités ayant présenté des défauts, a-t-on appris de deux sources proches du dossier.

Les conclusions de cette enquête interne pourraient avoir des conséquences sur les amendes que les autorités infligeront à la banque pour manquement à ses obligations en matière de lutte contre le blanchiment.

Standard Chartered assurant la compensation d'environ deux millions de transactions en dollars américains chaque mois, l'analyse des données concernées constituera "un énorme travail", qui pourrait prendre plusieurs mois, a dit l'une des sources.

Les deux sources ont requis l'anonymat car elles ne sont pas autorisées à s'expliquer publiquement sur le sujet.

Les manquements de plusieurs banques britanniques à leurs obligations en matière de lutte anti-blanchiment ont été relevés dès 2012 par le Département des services financiers (DFS) de New York.

A l'époque, le DFS et les autorités fédérales américaines ont engagé des procédures distinctes à l'encontre de Standard Chartered et lui ont infligé des amendes d'un montant total 667 millions de dollars pour avoir dissimulé des transactions constituant une violation des sanctions contre l'Iran.

DES SCÉNARIOS DE SURVEILLANCE FAUSSÉS

La banque est aujourd'hui de nouveau dans le collimateur du DFS, a-t-elle révélé en publiant ses comptes la semaine dernière. Une source a déclaré qu'une amende de plus de 100 millions de dollars était possible début 2015.   Suite...

 
Standard Chartered va prochainement procéder à une inspection approfondie de grandes quantités de données afin de rechercher des indices d'un éventuel blanchiment d'argent ou de toute autre activité délictueuse, son logiciel de détection des irrégularités ayant présenté des défauts, selon deux sources proches du dossier. /Photo prise le 6 août 2014/REUTERS/Tyrone Siu