RPT-Balfour Beatty repousse les avances de Carillion

lundi 11 août 2014 12h11
 

LONDRES (Reuters) - Répétition du titre.

Le groupe britannique de BTP Balfour Beatty a annoncé lundi rejeter une deuxième proposition de son concurrent Carillion en vue d'une fusion, en mettant en avant les "risques considérables" qu'entraînerait un tel rapprochement pour ses activités.

Dans un communiqué, l'entreprise dit avoir étudié avec soin la proposition de Carillion mais ajoute être arrivée à la conclusion que le projet n'avait d'autre finalité que d'améliorer les résultats de l'entité issue de la fusion.

Carillion a dit avoir pris acte de ce refus et ajouté qu'il reverrait sa position et communiquerait en temps opportun.

Après une première approche, Balfour Beatty avait accepté d'engager des négociations avec Carillion mais a rompu celles-ci il y a deux semaines en raison d'un désaccord sur sa filiale américaine Parsons Brinckerhoff qu'il cherche à vendre alors que Carillion voudrait la voir rester dans le périmètre de l'entité issue de la fusion.

La proposition révisée de Carillion, transmise durant le week-end, prévoit le versement d'un dividende spécial pour les actionnaires de Balfour et un dédommagement pour les candidats déclarés à la reprise de Parsons Brinckerhoff.

Les deux groupes n'ont pas communiqué les modalités financières d'une éventuelle fusion. Leur capitalisation boursière cumulée est de trois milliards de livres (3,8 milliards d'euros).

"Du point de vue du conseil d'administration, la proposition n'était pas crédible et aurait fait porter tous les risques aux actionnaires de Balfour Beatty", a déclaré à la presse Steve Marshall, le président exécutif de Balfour.

En particulier, si Balfour renonçait à céder Parsons Brinckerhoff puis que le projet de fusion échouait, il serait seul à en subir les conséquences, a-t-il dit.   Suite...

 
Le groupe britannique de BTP Balfour Beatty a décidé de rejeter une deuxième proposition de son concurrent Carillion en vue d'une fusion, en mettant en avant les "risques considérables" qu'entraînerait un tel accord pour ses activités. /Photo prise le 10 août 2014/REUTERS/Luke MacGregor