Les tensions sur l'Ukraine font baisser Wall Street

jeudi 7 août 2014 22h34
 

NEW YORK (Reuters) - Les tensions géopolitiques ont eu raison de Wall Street qui a fini en baisse jeudi après avoir initialement salué un bon indicateur sur le marché du travail.

L'indice Dow Jones a cédé 75,07 points, soit 0,46%, à 16.368,27 et le Standard & Poor's-500, plus large, a perdu 10,67 points ou 0,56% à 1.909,57.

Le Nasdaq Composite, à forte pondération technologique, a reculé de 20,09 points (0,46%) à 4.334,97.

Le S&P-500, indice de référence des gérants américains, avait gagné jusqu'à 0,45% en début de séance, soutenu par l'annonce d'une nouvelle baisse des inscriptions au chômage aux Etats-Unis la semaine dernière, mais il a rapidement reflué pour passer comme la veille sous sa moyenne mobile à 100 jours, niveau sous lequel il n'a clôturé que quatre fois cette année, la dernière en avril.

Répondant aux sanctions qui lui ont été infligées notamment par l'Union européenne et les États-Unis en raison du conflit ukrainien, la Russie a décrété jeudi un embargo sur des importations alimentaires en provenance de nombreux pays occidentaux.

"La situation russe va de mal en pis", commente Brian Jacobsen, stratège chez Wells Fargo Funds Management à Menomonee Falls (Wisconsin), tout en écartant le risque d'une correction profonde du marché du fait de ces restrictions à l'export.

"Les résultats de sociétés sont robustes, les salaires augmentent et les taux d'intérêt ne devraient être relevés que progressivement. Ce ne sont pas des conditions qui créent des corrections", nuance-t-il.

Les sanctions pourraient même favoriser Wall Street et les autres actifs américains puisque les Etats-Unis sont moins exposés que l'Europe, compte tenu de relations commerciales plus distendues avec la Russie.

Les Etats-Unis "peuvent tenir cette situation beaucoup plus longtemps que tous les autres, donc le marché ne s'en inquiète pas", dit Matt Kaufler, gérant chez Federated Investors à Rochester (New York). En revanche, "plutôt que les sanctions, c'est le risque d'escalade du conflit militaire qui pourrait faire mal."   Suite...

 
LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS