6 août 2014 / 15:13 / il y a 3 ans

La progression du dollar devrait se poursuivre

La progression du dollar devrait se poursuivre au cours des 12 mois à venir, selon une enquête Reuters, le billet vert devant profiter de la poursuite du rebond économique américain et de la perspective d'une hausse des taux d'intérêt de la Réserve fédérale qui en découlerait. /Photo d'archives/Kacper Pempel

LONDRES (Reuters) - La progression du dollar devrait se poursuivre au cours des 12 mois à venir, selon une enquête Reuters publiée mercredi, le billet vert devant profiter de la poursuite du rebond économique américain et de la perspective d'une hausse des taux d'intérêt de la Réserve fédérale qui en découlerait.

Cela fait plusieurs enquêtes de suite que les analystes interrogés par Reuters annoncent une hausse du dollar qui, depuis un creux de deux ans et demi touché en mai face à l'euro, a progressé de plus de 4% par rapport à la monnaie unique, se traitant vers 14h35 GMT à 1,3357 pour un euro.

Les 61 cambistes interrogés cette semaine par Reuters voient le taux de change euro-dollar tourner autour de 1,34 d'ici un mois, à 1,30 dans six mois et à 1,28 à l'horizon d'un an.

"Cela fait un certain temps déjà que nous partons du principe que l'euro va connaître une période de baisse prolongée (...) Il y a toujours des risques susceptibles de peser sur un mouvement haussier, mais le dollar devrait être la monnaie en vue jusqu'à la fin de l'année", a déclaré Paul Bednarczyk, chargé de la recherche chez 4CAST.

Parmi les risques pesant sur l'élan du billet vert, les analystes évoquent un ralentissement de la croissance américaine, une Fed qui abandonnerait moins vite que prévu sa politique monétaire très accommodante ou encore un rebond inattendu de l'inflation dans la zone euro.

Ceci étant dit, sur le plan de la conjoncture, tout semble aller dans le bon sens pour les Etats-Unis: le produit intérieur brut (PIB) a rebondi de 4% au deuxième trimestre, le nombre de créations d'emplois en juillet a été supérieur à la barre des 200.000 pour le sixième mois d'affilée et la croissance du secteur des services a atteint en juillet son rythme le plus élevé depuis huit ans et demi.

Les économistes voient la Fed annoncer une hausse des taux d'intérêt -à un plus bas historique proche de zéro depuis décembre 2008- au cours du second semestre 2015. Mais, au vu des dernières données macroéconomiques, certains pensent qu'un premier relèvement des Fed Funds pourrait intervenir plus tôt que cela.

PAS DE HAUSSE DES TAUX DE LA BCE EN VUE

Alors que la Fed est en train de dénouer son programme d'assouplissement quantitatif, la Banque centrale européenne (BCE) a au contraire annoncé en juin une nouvelle série de mesures de soutien à l'activité économique.

L'institut d'émission basé à Francfort ne devrait de ce fait pas relever ses taux -également à un plus bas record- dans un avenir prévisible.

Les signes de reprise de la croissance économique -beaucoup moins spectaculaires qu'aux Etats-Unis- dans la zone euro sont là, mais ce rebond demeure fragile, comme en témoignent le surplace de la France et le retour en récession de l'Italie.

En outre, l'inflation est tombée en juillet à 0,4%, au plus bas depuis la crise financière de 2007-2009, s'enfonçant un peu plus dans ce que la BCE appelle la "zone de danger" d'une augmentation des prix à la consommation inférieure à 1%.

Juste en dehors de la zone euro, la Grande-Bretagne connaît une vive croissance, avec un PIB qui a augmenté de 0,8% sur le deuxième trimestre.

De ce fait, la Banque d'Angleterre devrait être la première des grandes banques centrales internationales à lancer le mouvement d'une hausse des taux, un premier relèvement étant attendu au cours du premier trimestre 2015, voire d'ici la fin de l'année.

Une telle perspective est un facteur de soutien pour la livre sterling, vue à 1,69 dollar d'ici six mois. La devise britannique se traite actuellement à 1,6835 dollar. Elle devrait ensuite revenir à 1,68 d'ici 12 mois en raison d'une possible décision de la Fed sur les taux.

Contre l'euro, les progrès de la livre devraient être plus nets. Se traitant ce mercredi à 0,7929, elle est vue à 79,3 pence pour un euro d'ici un mois, à 78,0 pence d'ici six mois et à 76,9 pence d'ici un an.

Benoît Van Overstraeten pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

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