August 1, 2014 / 1:58 PM / 3 years ago

Les actionnaires de Fiat approuvent la fusion avec Chrysler

4 MINUTES DE LECTURE

Les actionnaires de Fiat ont approuvé vendredi la fusion du constructeur automobile italien et de sa filiale américaine Chrysler en une société de droit néerlandais, initiative destinée à séduire les investisseurs étrangers et à préparer une introduction en Bourse aux Etats-Unis. /Photo prise le 31 mars 2014/Giorgio Perottino

TURIN (Reuters) - Les actionnaires de Fiat ont approuvé vendredi la fusion du constructeur automobile italien et de sa filiale américaine Chrysler en une société de droit néerlandais, initiative destinée à séduire les investisseurs étrangers et à préparer une introduction en Bourse aux Etats-Unis.

La fusion, opérée en janvier, a été approuvée par une majorité des deux tiers, 8% de l'ensemble des actionnaires de Fiat votant contre. Si ces derniers exercent tous leur droit de retrait dans les deux semaines, la fusion pourrait encore échouer en vertu d'une des conditions fixées à cette dernière.

L'administrateur délégué Sergio Marchionne a bouclé cette année le rachat total de Chrysler et veut intégrer les deux groupes au sein de l'entité néerlandaise Fiat Chrysler Automobiles (FCA).

Il compte sur la fusion et sur la cotation en Bourse aux Etats-Unis pour mener à bien un projet ambitieux de 48 milliards d'euros visant à quintupler le bénéfice net et à augmenter le chiffre d'affaires de 60% d'ici 2018 grâce à un meilleur accès à des ressources financières plus abondantes.

Cela étant, Fiat, septième constructeur automobile mondial, renoncera au projet d'IPO aux Etats-Unis si la fusion avec Chrysler n'aboutit pas en raison de l'exercice du droit de retrait, a déclaré Sergio Marchionne.

Dans ce cas, a-t-il poursuivi, il ferait une nouvelle tentative de fusion et une cotation aux Etats-Unis ne serait à nouveau recherchée que si cette dernière était définitivement adoptée, ce dont il ne doute pas quoi qu'il en soit.

S'exprimant au début l'assemblée générale, John Elkann, président de Fiat, avait déclaré que la Banque populaire de Chine détenait une participation de 2% dans l'entreprise, ce qui faisait de la banque centrale chinoise l'un des actionnaires clef du groupe italien.

Il avait ajouté que la famille Agnelli, qui contrôle Fiat via une participation de 30%, resterait engagée auprès du constructeur.

"Je veux confirmer aujourd'hui l'engagement de ma famille visant à continuer de soutenir Fiat Chrysler Automobiles, et ce d'autant plus qu'il y a de grandes opportunités qui se profilent à l'horizon", a dit John Elkann, petit-fils du feu Gianni Agnelli.

FCA aurait son siège à Londres et serait domicilié fiscalement en Grande-Bretagne, a précisé le constructeur italien, qui affirme que la fusion n'aura aucun impact sur l'emploi que ce soit en Italie - où il emploie 62.000 personnes -ou ailleurs.

Les investisseurs recevront une action FCA par action Fiat et la plupart pourront souscrire à des titres à droit de vote spéciaux.

Les investisseurs qui ont voté contre la fusion peuvent exercer des droits de retrait de 7,727 euros par titre. Si la somme totale qui doit être versée pour couvrir ces droits dépasse 500 millions d'euros, la fusion échouera, a expliqué Fiat.

Le constructeur a ajouté que même en cas de retrait massif, les titres des sortants seraient proposés à des actionnaires existants qui, s'ils les acceptaient, ne seraient plus considérés comme des droits de retrait.

Le résultat de l'opération sera connu début octobre.

Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Nicolas Delame

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