1 août 2014 / 10:54 / il y a 3 ans

Les Bourses européennes poursuivent leur correction à mi-séance

Les Bourses européennes poursuivent vendredi à mi-séance leur correction entamée la veille. À Paris, le CAC 40 cède 1,49%, à 4.183,08 points vers 10h30 GMT. À Francfort, le Dax chute de 2,04% et à Londres, le FTSE perd 1,4%. /Photo prise le 1er août 2014/Pawel Kopczynski

(Reuters) - Les Bourses européennes poursuivent vendredi à mi-séance leur correction entamée la veille sur fond d'indicateurs économiques moroses et de résultats trimestriels jugés décevants tandis que Wall Street est également attendue dans le rouge.

Les inquiétudes sur l'Argentine ou le Portugal et les tensions persistantes avec la Russie ainsi que la situation au Proche-Orient pèsent également sur les marchés d'actions.

À Paris, le CAC 40 cède 1,49%, soit 63,06 points, à 4.183,08 points vers 10h30 GMT. À Francfort, le Dax chute de 2,04% et à Londres, le FTSE perd 1,4%. L'indice paneuropéen EuroStoxx 50, qui enregistré en juillet sa plus forte baisse mensuelle depuis plus d'un an, recule de 1,56% et le FTSEurofirst 300 de 1,47%.

En France, la contraction de l'activité dans le secteur manufacturier s'est accentuée en juillet, selon les résultats définitifs de l'enquête Markit, tandis qu'en zone euro, le secteur manufacturier fait du surplace.

Les futures sur indices new-yorkais signalent des variations de -0,57% à -0,72% dans les premiers échanges, au lendemain d'un vaste mouvement de correction déclenché entre autres par la perspective d'un relèvement anticipé des taux directeurs aux Etats-Unis.

Dans ce contexte, les chiffres de l'emploi en juillet aux Etats-Unis, prévus à 12h30 GMT, seront très attendus par les investisseurs.

Ces deux dernières années, la politique ultra-accommodante de la Fed est l'une des clés du rally haussier qui a vu les marchés d'actions européens avancer de près de 45%.

"Je pense toujours que de bons chiffres sont positifs pour les marchés d'actions sur le long terme parce que cela signifie que la reprise économique mondiale se poursuit", estime Farhan Ahmad, trader chez Tradenext. "A court terme cependant, cela pourrait avoir des répercussions sur les marchés et de nouvelles baisses."

En Chine, l'indice final HSBC/PMI pour le mois de juillet est ressorti à 51,7, son plus haut niveau depuis dix-huit mois.

Du côté des valeurs, Iliad, qui a dévissé de plus de 13% dans les premiers échanges, réduit ses pertes mais chute encore de plus de 7% après son offre surprise sur l'opérateur américain T-Mobile US, et entraîne dans son sillage l'ensemble des valeurs télécoms françaises. Orange abandonne 2,8% et Bouygues 4,3%.

Deutsche Telekom, maison mère de T-Mobile US, est stable et Belgacom, plus forte hausse du FTSEurofirst 300, grimpe de plus de 6% après ses trimestriels.

Les investisseurs sanctionnent également des résultats qu'ils considèrent très mitigés et certaines valeurs dégringolent.

Lanterne rouge du CAC, Vinci lâche plus de 6% après avoir légèrement abaissé sa prévision de chiffre d'affaires 2014 en raison de la dégradation de l'activité du BTP en France.

Egalement en forte baisse, Areva chute de près de 13% après avoir annoncé une perte au titre du premier semestre et revu à la baisse ses objectifs 2014.

Deuxième plus forte chute du CAC 40, ArcelorMittal, qui a abaissé sa prévision d'Ebitda 2014, lâche 6,60%.

Alcatel-Lucent, dont les perspectives inquiètent, abandonne également plus de 6% dans des volumes étoffés.

Le chimiste Arkema dégringole de 22% suite à une baisse de son chiffre d'affaires et de son Ebitda au deuxième trimestre.

Société générale cède 2,4% après ses trimestriels.

Sur le marché des changes, l'euro se stabilise à un niveau bas face au dollar après trois séances de baisse consécutives et s'échange 1,3398, tandis que le billet vert, soutenu par la vigueur de l'activité aux Etats-Unis oscille autour de plus haut de dix mois face à un panier de devises.

La prudence est également perceptible sur le marché obligataire, où les rendements des obligations espagnoles et italiennes sont en hausse.

Le baril de Brent se maintient sous les 106 dollars et le brut léger américain livraison septembre légèrement au-dessus de 97 dollars, les prix restant tirés par le bas par une production mondiale attendue supérieure à la demande cette année.

Mathilde Gardin pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

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