Wall Street finit en forte baisse, le S&P perd 2,0%

jeudi 31 juillet 2014 22h58
 

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a fini en forte baisse jeudi, effaçant ses gains du mois, les inquiétudes sur l'Argentine ou le Portugal et les tensions persistantes avec la Russie ayant déclenché un vaste mouvement de correction.

Le courant vendeur a aussi été alimenté par les craintes de durcissement de la politique monétaire de la Réserve fédérale après l'annonce d'une augmentation sensible du coût du travail au deuxième trimestre, qui reflète des hausses de salaires.

L'indice Dow Jones a perdu 317,06 points, soit 1,88%, à 16.563,30 points, sa plus forte baisse depuis le 3 février et le Standard & Poor's a lâché 39,40 points ou 2,0% à 1.930,67 points, un recul inédit depuis le 10 avril.

Les deux indices ont fini à leur plus bas du jour et basculé du même coup dans le rouge pour le mois de juillet, terminant le mois sur des pertes respectives de 1,6% et 1,5% alors qu'ils n'avaient plus connu de performance mensuelle négative depuis janvier.

Le Nasdaq Composite, à forte pondération technologique, a chuté de 93,13 points (2,09%) à 4.369,77 points, là aussi sa plus forte baisse depuis le 10 avril, et accuse également un repli, de 0,9%, sur l'ensemble de juillet.

Signal technique inquiétant, le S&P-500, l'indice de référence des gérants américains, a clôturé pour la première fois depuis le 15 avril sous sa moyenne mobile à 50 jours.

Les dix grands indices sectoriels du S&P-500 ont fini en territoire négatif et près de 90% des valeurs échangées sur le New York Stock Exchange ont baissé tandis que l'indice CBOE de la Volatilité a bondi de 27,2% à 16,95, à son plus haut depuis le 11 avril -tout en restant à distance de sa moyenne historique de 20.

"On s'était un peu trop éloignés de la moyenne mobile à 50 jours et on corrige ces excès", commente Bruce McCain, stratège chez Key Private Bank à Cleveland (Ohio). "On était à des niveaux un peu optimistes compte tenu du peu de clarté qu'on a sur la croissance mondiale."

Les difficultés de la banque portugaise Banco Espirito Santo et son plongeon de 42% à la Bourse de Lisbonne, la crainte de représailles de Moscou après les sanctions économiques décrétées cette semaine par l'Union européenne et les Etats-Unis et le défaut de l'Argentine sur une partie de sa dette, alors que le marché espérait un accord, se sont conjugués pour tirer la Bourse à la baisse, à l'image de la séance en Europe où l'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 a perdu 1,3% pour revenir à son plus bas niveau depuis trois mois.   Suite...

 
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