La consommation au secours de la croissance française

jeudi 31 juillet 2014 13h24
 

PARIS (Reuters) - La consommation des ménages français a rebondi au deuxième trimestre, ce qui devrait permettre à l'économie d'afficher une évolution positive sur la période malgré les difficultés persistantes dans lesquelles se débattent les entreprises.

L'Insee a fait état jeudi d'une hausse inattendue de 0,9% de la consommation des ménages en biens au mois de juin, après une autre hausse révisée à 0,7% en mai. Les économistes interrogés par Reuters anticipaient un quasi-stagnation (+0,1%) le mois dernier.

Sur l'ensemble du deuxième trimestre, la consommation affiche une croissance de 1,0%, qui contraste avec le recul de 1,2% enregistré au premier trimestre.

Si mai a bénéficié d'un rebond de la consommation d'énergie en raison d'une météo difficile, juin a été marqué par une hausse des achats d'automobiles, de produits alimentaires et aussi de textile-cuir, sans doute liés aux premiers jours des soldes d'été.

La consommation des ménages en biens est un élément clé de la croissance en France - en 2013, elle a représenté 45% de la consommation totale des ménages, qui elle-même a représenté plus de la moitié du PIB - et les bons chiffres publiés jeudi confortent le scénario d'une croissance légèrement positive au deuxième trimestre après la stagnation du premier.

Celle-ci, qui sera publiée le 14 août par l'Insee, est anticipée à 0,2% par la Banque de France comme par les économistes (voir et), un niveau jugé trop faible pour que le scénario d'une croissance de 1% sur l'ensemble de 2014 prévue par le gouvernement dans le budget se concrétise.

"MOTEUR FORT"

Pour Dominique Barbet, de BNP Paribas, la consommation s'annonce comme un "moteur fort" de la croissance au deuxième trimestre. "Le revers de la médaille, c'est que les contributions des autres composantes du PIB devraient être plutôt négatives", dit-il.   Suite...

 
LA CONSOMMATION DES MÉNAGES FRANÇAIS