Total a stoppé sa montée dans le russe Novatek

mercredi 30 juillet 2014 13h34
 

par Benjamin Mallet

PARIS (Reuters) - Total a interrompu sa montée au capital du russe Novatek après la récente destruction d'un avion transportant 298 civils qui survolait une partie de l'Ukraine contrôlée par des séparatistes pro-russes, a annoncé mercredi le directeur financier du groupe pétrolier.

Patrick de La Chevardière, qui commentait des résultats trimestriels de Total en baisse, a cependant jugé "prématuré" de mesurer les conséquences des sanctions économiques de l'Union européenne contre la Russie, décidées en raison du rôle joué par le pays dans la crise en Ukraine.

"On est montés en participation dans Novatek (...), à un peu plus de 18%, on a arrêté d'acheter des actions Novatek le jour de l'accident d'avion, considérant toutes les incertitudes que cela entraînait", a-t-il dit lors d'une conférence téléphonique.

Le directeur financier a également indiqué que Total n'avait pas à ce stade interrompu ses opérations sur le projet gazier russe de Yamal, ajoutant que le groupe ferait le point avec ses partenaires fin août.

Total avait indiqué en avril que la Russie (9% environ de la production du groupe en 2013) devrait être d'ici 2020 sa première source de production de pétrole et de gaz et qu'il entendait rester longtemps dans le pays.

"Il nous faut plus de temps pour étudier les conséquences des sanctions (européennes). Si les sanctions nous interdisent de fait de travailler, on sera bien obligés de s'arrêter de travailler, mais on ne peut pas oublier que la Russie est un grand pays pétrolier", a déclaré Patrick de La Chevardière.

Total, dont les résultats du deuxième trimestre ont été pénalisés par un contexte toujours défavorable dans le raffinage en Europe, a également fait savoir qu'il présenterait en septembre son plan de réduction de coûts sur trois ans, annoncé en début d'année.

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Patrick de la Chevardiere, directeur financier de Total. Le groupe pétrolier a interrompu sa montée au capital du russe Novatek après la récente destruction d'un avion transportant 298 civils qui survolait une partie de l'Ukraine contrôlée par des séparatistes pro-russes mais juge "prématuré" de mesurer les conséquences des sanctions économiques de l'Union européenne contre la Russie. /Photo d'archives/REUTERS/Jacky Naegelen