Le bénéfice de Deustche Bank en hausse grâce à l'obligataire

mardi 29 juillet 2014 10h59
 

(Reuters) - Deutsche Bank a fait part mardi d'une hausse de 16% à 917 millions d'euros de son bénéfice imposable au deuxième trimestre, à la faveur d'une hausse des recettes tirées du trading obligataire, se distinguant ainsi de ses principales concurrentes américaines.

Dans ce segment, le revenu net s'est élevé à 1,8 milliard d'euros, alors que ses rivales ont enregistré une baisse moyenne de 9% sur le trimestre.

Les banques d'investissement ont dans l'ensemble rencontré d'intenses difficultés sur la période d'avril à juin, en raison à la fois d'une baisse d'activité de leur clientèle, de taux qui restent bas et d'une poursuite de restructuration de leurs activités.

"Nous prenons des mesures spécifiques pour faire face aux problèmes structurels que connaît l'industrie", a d'ailleurs déclaré Anshu Jain, l'un des deux coprésidents du directoire de la banque lors d'une téléconférence pour commenter les résultats.

"Nous nous attendons à ce que les défis liés aux volumes (d'activité) et à la volatilité persistent à court et moyen termes", a-t-il ajouté.

Les analystes s'attendaient en moyenne à ce que le numéro un allemand de la banque fasse état d'un bénéfice avant-impôts de 590 millions d'euros, le plus pessimiste d'entre eux anticipant une perte de 694 millions d'euros contre un gain de 1,1 milliard pour le plus optimiste.

"Pour moi, l'agréable surprise provient de la vente de dette et du trading, ainsi que de la ligne de coûts", commente Neil Smith, analyste de Bankhaus Lampe.

"Les ventes et le trading sont meilleurs que ce que j'attendais, c'est à dire stables d'une année sur l'autre, contre une baisse de 10% à 15% observée dans d'autres banques. Avant la publication des banques américaines, les attentes étaient plus médiocres encore, de -20% à -25%."

  Suite...

 
Deutsche Bank a enregistré une hausse de 16% à 917 millions d'euros de son bénéfice imposable au deuxième trimestre mais la banque allemande craint que la revue de qualité des actifs et les tests de résistance menés par les autorités européennes exerce un impact sur ses comptes dans un avenir proche. /Photo prise le 16 juillet 2014/REUTERS/Toru Hanai