Lafarge confiant sur Holcim, signes de reprise en Europe

vendredi 25 juillet 2014 12h07
 

par Gilles Guillaume et Natalie Huet

PARIS (Reuters) - Lafarge s'est dit confiant de pouvoir fusionner avec Holcim dans les délais prévus et a confirmé ses objectifs annuels après un semestre marqué par des signes de reprise en Europe mais pénalisé par des effets de change toujours négatifs.

Le cimentier, qui ne prévoit pas de difficultés avec les autorités de la concurrence sur sa fusion avec son concurrent suisse, table toujours sur une hausse de 2 à 5% de la demande mondiale de ciment en 2014 et compte ramener sa dette nette à moins de neuf milliards d'euros d'ici la fin de l'année.

"Dans plusieurs marchés qui ont connu des années difficiles, on note (...) des éléments positifs et des tendances positives", a déclaré Bruno Lafont, PDG du cimentier français, au cours d'une téléconférence de presse.

Il a cité la Pologne, la Grande-Bretagne et la Grèce, mais a observé qu'en France, les volumes étaient orientés à la baisse avec une faiblesse persistante de l'activité construction.

"Si les émergents restent la première source de croissance (...) le ton nous semble, concernant l'Europe, légèrement plus optimiste qu'auparavant", commente Aurel BGC dans une note.

Après avoir ouvert en baisse, l'action Lafarge gagnait 0,58% à 62,22 euros vers 11h00. Depuis le début de l'année, le titre a pris 14% environ, après un gain de près de 13% sur l'ensemble de 2013.

Pour réduire son endettement, tombé à la fin du premier semestre à 10,1 milliards d'euros, contre 11,2 milliards un an plus tôt (-10%), Lafarge a sécurisé depuis le début de l'année 1,1 milliard d'euros de cessions.

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Lafarge a confirmé ses objectifs annuels après un premier semestre marqué par un début de reprise en Europe mais pénalisé par des effets de change toujours négatifs. Le groupe, qui envisage de fusionner avec Holcim d'ici l'été prochain, table toujours sur une hausse de 2 à 5% de la demande mondiale de ciment en 2014, et compte ramener sa dette nette à moins de neuf milliards d'euros. /Photo d'archives/REUTERS/Christian Hartmann